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28.01.2006

ET SI L’AVENIR DE NIMES-AGGLO PASSAIT PAR UNE STRUCTURE LOGISTIQUE MULTIMODALE IMPLANTEE A COURBESSAC/PONT de JUSTICE ?

Les pouvoirs publics accentuent à juste titre leur volonté de développer tant les transports ferroviaires de proximité que le ferroutage

A cet égard la situation ferroviaire stratégique et privilégiée de NIMES doit être sérieusement exploitée

Le patrimoine foncier de la SNCF A COURBESSAC/PONT DE JUSTICE, abondant et largement sous-exploité, pourrait être la clef d’un vaste projet solide et créateur de nombreux emplois diversifiés.

Sa contiguïté tout à la fois avec l’échangeur autoroutier de NIMES-EST, du PERIPHERIQUE NIMOIS ,des ZONES INDUSTRIELLES de NIMES-GREZAN et de l’HIPPODROME, elles-mêmes desservies par voie ferrée plaide largement pour la structuration d’un projet économique gardois plus ambitieux

Cette situation privilégiée de NIMES vient quant à elle d'être parfaitement comprise par Mariano MUNOS SANCHEZ, Directeur général de MERKAMUEBLE, concurrent espagnol d'IKEA qui veut faire de NIMES son fer de lance dans l'implantation en FRANCE de sa chaîne de magasins. Souhaitons que NIMES profite de cette nouvelle amorce ... de pompe pour prospecter d'autres entreprises

Pour Mariano MUNOS SANCHEZ: " NÎMES dessert bien par voies routières ou par train, le SUD de la FRANCE" (MIDI LIBRE du 26 janvier 2006).

Et MIDI LIBRE (25 janvier 2006) de renchérir : "Pour la Ville de NIMES, le plus important sera la plate-forme logistique qui sera construite à GREZAN"
ou encore: "GREZAN qui devient de plus en plus spécialisée dans la logistique"

Compte tenu de ce constat d’évidence, POURQUOI la Ville de NIMES, la SNCF, le Département du Gard, la Région Languedoc-Roussillon et l’Etat ne s'uniraient-ils pas afin de mettre sur pied une structure logistique multimodale avec mise en place d’une plate forme industrielle et de services qui soit adaptée à la profonde évolution des besoins tant du transport des personnes que du fret ?

Cette structure pourrait intégrer un projet de déplacements urbains, périurbains et régionaux établissant une véritable complémentarité entre le rail et la route tant à l’échelle individuelle que commerciale.

STRUCTURE LOGISTIQUE INTERMODALE DU PONT DE JUSTICE/COURBESSAC

POINTS FORTS EXISTANTS

•Vaste domaine foncier en déshérence

•Ateliers SNCF existants mais en perte de vitesse

•Infrastructures SNCF adaptées au triage et autres activités

•Poursuite (pour combien de temps encore ?) du triage par accompagnement

•Centre d’une étoile ferroviaire vers CLERMONT FERRAND, LYON, MARSEILLE, PERPIGNAN,

•Contiguïté avec
- l’échangeur autoroutier de NIMES-EST
- le périphérique de NIMES
- les ZONES INDUSTRIELLES de NIMES-GREZAN et de l’HYPPODROME

•Accès l’aéroport direct à NIMES-GARONS

POINTS FORTS SUPPLEMENTAIRES POSSIBLES DU SITE PONT de JUSTICE/COURBESSAC


Construction du centre de maintenance TER (d’où une véritable possibilité d’extension à la maintenance des TGV Sud par exemple) au lieu de le construire dans un secteur enclavé et sans avenir sérieux.

Construction d’une Gare centrale TER qui desservirait en étoile 6 directions : MONTPELLIER, MARSEILLE, AVIGNON, ALES, REMOUILINS, GRAU du ROI

Construction d’une Gare centrale TRAIN TRAM intra et périurbain desservant l’agglomération nîmoise et au-delà

Aménagement d’une Plate-forme multimodale de fret qui serait une étape logistique incontournable sur la prochaine autoroute ferroviaire

Prolongement prévisible de la future rocade Nord jusqu’à l’échangeur de NIMES-EST

Création d’un musée régional du Chemin de Fer autour d’une des rotondes du dépôt Pierre Semard


PERRENISATION DE LA LIAISON FERREE NIMES-ALES

Ce qui restiturait le long de la rue Pitot une partie de l’espace ferroviaire désaffecté situé entre le Sernam et la rue Jules Verne (destiné aux installations du centre de maintenance). L’objectif étant de mettre place une véritable coulée verte de rétention et d’écoulement d’eau qui protègerait véritablement et durablement (comme autrefois avec la Douasse *) les quartiers RICHELIEU, du Chemin bas d’AVIGNON et du CENTRE-VILLE


L’OPTION VOIE 104 (doublement depuis le dépôt Pierre Semard des VOIES principales V1 et V2 de la ligne principale NIMES-TARASCON) permettrait une MISE EN FONCTION, A TOUTE CADENCE SOUHAITEE, DE TRAINS-TRAM QUI S’AJOUTERAIENT AUX TER JOIGNANT NIMES A ALES.

La VOIE 104 (dont le raccordement est totalement minimisé voire étrangement camouflé sur le projet "viaduc de Courbessac" permettrait à l’évidence aux rames joignant NIMES et ALES, de supprimer non seulement tout « cisaillement » mais aussi de ne plus emprunter obligatoirement les voies V1 et V2 depuis le dépôt Pierre Semard et en conséquence libérer autant de sillons que le viaduc Jean Bouin (lequel sera à voie unique et nécessitera une banalisation de la voie 1 entre NIMES-FEUCHERES et le dépôt).

L’épine dorsale des déplacements urbains et périurbains de l’agglomération nîmoise serait donc à moindre coût et à court terme l’actuelle voie ferrée NIMES- ALES avec l’option VOIE 104 + une banalisation de la voie 2 entre NIMES-FEUCHERES et le dépôt.

En réalité les voies V1 et V2 sont déjà banalisées (autrement dit sont empruntées dans les deux sens par toutes les rames arrivantes ou partantes de NIMES-FEUCHERES)

Quant à la durée des manœuvres de rebroussement qui obéraient autrefois la jonction Nîmes-Alès, celle-ci est devenue tout à fait insignifiante vu la parfaite réversibilité de toutes les locomotrices actuelles.

En vérité, se pose une première question :
"Quelle sera l’utilité réelle du futur viaduc Jean Bouin lequel ne permettra qu’un gain de temps inférieur à 3 minutes, libérera autant de sillons que la voie 104 et ruinera toute possibilité de mise en place à moindre frais d’un train TRAM desservant d’EST en OUEST les quartiers NORD de NIMES ?"

Se pose ensuite cette autre question essentielle :
"Pourquoi ne pas renoncer à la construction du viaduc en consacrant une partie du financement projeté afin de rénover la voie ferrée NIMES-ALES et réduire ainsi, de manière réellement significative, les durées de trajet hors agglomérations ? Et en conséquence pérenniser sérieusement cette voie ferrée essentielle pour la Région ?"

De surcroît, la mise en place de plusieurs "embarcadères" et parcs auto relais offrirait à de nombreux usagers la possibilité d’accéder, ailleurs qu’à NIMES FEUCHERES, aux rames du NIMES-ALES (d’où, ENCORE un gain de temps considérable, une indéniable facilité d’accès à d’autres modes de déplacement et surtout un remarquable appel d’air économique pour les quartiers et villages concernés). Ce qui pérenniserait à coup sûr cette voie ferrée !!!

Ces "embarcadères" se situeraient :

•Au « DEPOT» (à hauteur du SERNAM) pour une desserte notamment :
- au sud, des quartiers Richelieu, Mont Duplan, Gambetta, etc.)
- au nord, du pôle universitaire, quartier de la Gazelle, etc.

•A «JEAN BOUIN» (à hauteur du parking Jules Verne) pour une desserte du quartier Jean Bouin (installations sportives, établissements hospitaliers, IUFM, casernes, Pôle universitaire)

•Au « PONT DE COURBESSAC » (au niveau du point de rebroussement NIMES- ALES là où des terrains SNCF en friche sont disponibles depuis toujours) pour une desserte du Chemin Bas d’Avignon, du Mas de Mingue et de toute la Gardonnesque.

•A «L'ORANGERAIE» (à hauteur de la rue Kléber) pour une desserte de la Gazelle, établissements sportifs,établissements hospitaliers, IUFM, casernes, Pôle universitaire)

•A "L'EAU BOUILLIE" pour desservir notamment les quartiers de Nîmes-Ouest

•Puis, selon les besoins et pour certains TER, TOUS AUTRES VILLAGES sur le parcours NIMES-ALES

Somme toute, une telle complémentarité TER et TRAIN-TRAM donnerait la certitude de pouvoir réellement pérenniser la voie ferrée NIMES- ALES car elle permettrait :

•de ne plus être obligé de se rendre à NIMES – FEUCHERES pour se rendre sur ALES ou en revenir (économie de temps et d’argent)

•de diminuer réellement les temps de trajet ferroviaire entre NIMES et ALES (selon les points de départ ou d’arrivée)

•d’inciter beaucoup plus d’étudiants cévenols à fréquenter le futur pôle universitaire HOCHE SERNAM
•de joindre autrement la gare centrale de NIMES-FEUCHERES pour nombre de ceux qui empruntent bien d’autres trains et TGV

•de dynamiser de nombreux secteurs de NIMES en facilitant réellement leur INTERCOMMUNICABLITE MULTIMODALE

•de réduire la pollution, la circulation automobile et les problèmes de stationnement pour les usagers

•d’accéder aisément au centre de NIMES (notamment au Triangle AEF) et à ses infrastructures commerciales (grâce aux parcs relais aménagés aux entrées de NIMES


* Rue Pitot/chemin de la Douasse (d’après Aimé Serre- Les RUES de NIMESr)

Jusqu’en 1884, la rue Pitot s’appelait chemin de la Douasse.

Il s’agissait d’un chemin qui longeait « la Douasse », un lit de ruisseau quasiment toujours à sec mais qui, par temps d’orage, recueillait les eaux pluviales en provenance du Serre Cavalier ainsi que du chemin de Tacat (ancienne appellation de la rue Jean Bouin). Ce dernier chemin qui reliait autrefois le chemin d’Uzès à celui d’Avignon a vu son tracé réduit et modifié dans les années 1830 par l’implantation des voies ferrées et la création du cimetière Saint-Baudile.

Par temps d’orage, la Douasse se déversait dans le cadereau d’Uzès à la hauteur des actuels docks désaffectés du SERNAM.
Le cadereau d’Uzès longeait l’actuelle route d’Uzès, passait à ciel ouvert sur l’emprise de l’IUFM actuel (ex-école normale d’instituteurs) puis du Parc d’Artillerie et de l’ancien Champ de Mars (gare de marchandises/SERNAM). Il débouchait entre la rue Sully et l’entrée du dépôt Pierre Semard à hauteur d’un grand lavoir.
Le cadereau d’Uzès est actuellement complètement recouvert depuis la rue du Jeu de boules/rue Van Dick

Commentaires

Enfin un blog qui essaie de faire bouger les choses!

Comment avoir une vue globale des plans?

Écrit par : Pat | 10.01.2006

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