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04.05.2006

COMMENT PERENNISER SERIEUSEMENT LA LIAISON ALES NIMES ALES dans l’intérêt réel des Alésiens, Nîmois et Gardois en général ?

DEUXIEMEMENT


Quelle est la situation actuelle de la liaison ferroviaire Alès-Nîmes-Alès ?

La distance parcourue par les TER Alès-Nîmes-Alès entre la Gare de Nïmes-centre et le futur point de raccordement du viaduc - à proximité du Pont SNCF de la Route d’Uzès, sur la voie spécifique dite de Saint Germain des Fossés - est de 2 500 mètres (2,5 Km)

La durée actuelle du trajet – sans arrêt – entre ces deux villes varie de 35 à 47 minutes selon le nombre d’arrêts qui le ponctuent

Tous les TER Alès-Nîmes-Alès empruntent sur environ 1 700 m les voies ferroviaires Tarascon-Sète et Sète-Tarascon

Au POSTE 3 (à hauteur du Pont de la Route de Courbessac / Chemin de la montée des Alpins) les TER Alès-Nîmes-Alès sont obligés d’attendre entre 3 et 8 minutes
que le passage soit libre sur la ligne Tarascon-Sète.


Quel est le problème que les partisans du viaduc de Courbessac disent vouloir résoudre ?

Que la durée de trajet pour les TER sans arrêt entre NIMES et ALES soit réduite à moins de trente minutes

Que les TER Alès-Nîmes-Alès libèrent l’artère ferroviaire Tarascon-Sète entre la Gare Feuchères et le Poste d’aiguillage n° 3

Et surtout, pérenniser la voie ferrée Nîmes-Alès en y impulsant une fréquentation suffisante.


La solution envisagée : le viaduc de Courbessac (… coût, bientôt de 30 M€) est-elle satsfaisante ?

Tel est, depuis des décennies, le rêve de la SNCF : « Supprimer la perte de temps due à la manœuvre fastidieuse de rebroussement de la locomotive tractant en bout de rame chaque train Nîmes et Alès »

A cet effet en 1994, la SNCF décidait de construire une voie nouvelle dont un viaduc qui permettrait aux trains Nîmes Alès Nîmes de supprimer les temps d’attente dus au rebroussement du poste 3 tout en libérant la voie saturée TARASCON-SETE.

Une déclaration d’utilité publique suivait en 1996

Or depuis cette époque, voici plus de 12 ans, les données techniques et les impératifs du transport ferroviaires ont changé

C’est ainsi, par exemple, que TOUS les TER reliant Nîmes et Alès sont bi cabines et donc parfaitement réversibles (ils roulent indifféremment dans un sens ou l’autre). Ce qui a fait disparaître depuis plusieurs années déjà la difficulté essentielle à savoir les pertes de temps dues autrefois aux marches arrière (refoulement).
Restait à résoudre le problème du cisaillement de voies Tarascon Nîmes au niveau du poste n°3 (Pont SNCF de la Route de Courbessac) et des attentes variables (5 minutes environ) avant autorisation de passage sur ces voies

La seule solution était donc d’aménager entre la Gare de Nîmes voyageurs et le Poste n°3 une voie nouvelle qui écarte les TER Alès Nîmes Alès de la ligne Tarascon –Sète

Or, contrairement à ce que l’on veut faire croire, la voie nouvelle qui passera par le futur viaduc de Courbessac sera loin de satisfaire à cet impératif essentiel

D’abord, parce qu’en approche de la Gare Nîmes voyageurs une section importante de la ligne Tarascon Sète sera toujours empruntée par les TER Alès Nîmes Alès (la moitié du trajet actuel !)

Ensuite, parce que le viaduc n’étant qu’à une seule voie, TOUS les TER Alès Nîmes Alès seront dans l’obligation d’emprunter systématiquement, dans les deux sens, 900 mètres d’une des voies qui était autrefois dédiée aux rames circulant seulement dans le sens Tarascon-Sète.

Ainsi donc, contrairement aux apparences les inconvénients rencontrés actuellement à hauteur du Pont SNCF de la Route de Courbessac ( Poste 3) seront purement et simplement déplacés 800 mètres en amont, à hauteur du Pont SNCF de la Route d’Avignon, en bout du boulevard Talabot.

Ces inconvénients seront même aggravés du fait de la banalisation de la voie Tarascon Sète qui, elle seule, sera reliée au viaduc (circulation alternée obligatoire dans les deux sens, sur une seule voie)

Pourtant cette option viaduc a toujours été présentée de manière tout à fait ambiguë comme devant « permettre un accès direct des TER Alès-Nîmes-Alès à la gare Nîmes-voyageurs ».

En vérité le viaduc de "Courbessac" ne libèrera que la moitié à peine de la ligne ferroviaire Tarascon-Sète comprise entre Nîmes-voyageurs et la zone de jonction avec la voie ferrée menant vers Ales ( 800 m sur 1 700 m)

Par ailleurs, la liaison par la voie nouvelle + viaduc (1 100 m de longueur totale, y compris les infrastructures d’accès) ne fera gagner que 500 mètres par rapport à la distance parcourue actuellement par les TER Alès-Nîmes-Alès

Commentaires

Vu la masse d'argent dépensée pour ce viaduc, pourquoi pas une construction de gare à Courbessac.Quand on voit le désert et toutes les voies abandonnées, il y aurait de la place pour une gare et un parking gratuit .Gain de temps pour les usagés de la ligne d'Alès, facilité pour se garer (chose impossible à la gare actuelle sauf en payant), incitation à prendre le train au lieu de la voiture et moins de monde sur la N106...

Écrit par : MAITRE | 11.07.2006

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