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31.10.2006

Histoire de cadereaux

HISTOIRE DE CADEREAUX

Jusqu’en 1884, la rue Pitot s’appelait « chemin de la Douasse »

Il s’agissait d’un chemin qui longeait un lit de ruisseau quasiment toujours à sec (cadereau) et qui, par temps d’orage, recueillait les eaux pluviales en provenance du Serre Cavalier ainsi que du chemin de Tacat (ancienne appellation de la rue Jean Bouin).

Ce dernier chemin qui reliait autrefois le chemin d’Uzès à celui d’Avignon a vu son tracé réduit et modifié dans les années 1830 par l’implantation des voies ferrées.

Par temps d’orage, la Douasse recevait une grande quantité d’eau et se déversait d’une part dans le cadereau d’Uzès à la hauteur de l’ancienne zone de fret et les entrepôts désaffectés du SERNAM et, d’autre part, dans un cadereau longeant le chemin de Tacat passant au lieu dit « Pont du Diable » en direction du chemin bas d’Avignon par l’actuelle rue Vignaud.

Le cadereau d’Uzès longeait l’actuelle la route d’Uzès, passait à ciel ouvert sur l’emprise de l’IUFM actuel (ex-école normale d’instituteurs) puis du Parc d’Artillerie et de l’ancien Champ de Mars (gare de marchandises/SERNAM). Il débouchait entre la rue Sully et l’entrée du dépôt Pierre Semard à hauteur d’un grand lavoir aujourd’hui disparu

Le cadereau d’Uzès a été complètement recouvert depuis la rue du Jeu de boules/rue Van Dick

L’ambition du projet HOCHE–SERNAM serait de reconstituer en partie cette configuration des lieux en prévoyant la création le long de la rue Pitot d’une coulée verte de rétention et d’écoulement d’eau qui protègera beaucoup mieux les secteurs Richelieu/Sully/Vincent Faïta et les quartiers du Centre-ville.

Malheureusement, une aggravation inéluctable de ces inondations guette TOUT CE SECTEUR DE NIMES :
un centre de maintenance de trains avec sa station de lavage, détagage programmée sur 5 000 mètres carrées de surface impermébilisée et le rejet des eaux pluviales dans le cadereau d'Uzès lequel est fissuré, éboulé en certains endroits et saturé d'hydrocarbures

Pourquoi pareille menace sur la sécurité, la salubrité et l'hygiène de tout un secteur de Nîmes intéresse-elle si peu ? Serait-ce une question de géographie sociale, économique, ... ? Où quoi d'autre encore ?

Pourtant le report de ces installations industrielelles au Pont de Justice et la libération d'espaces conséquents le long de la rue Pitot permettrait un élargissement vraiement significatif de cette coulée verte de rétention d'eaux pluviales.

Ce qui protégerait efficacement et durablement TOUT UN SECTEUR de Nîmes inondé de manière récurrente à chaque gros orage qui s’abat sur la Ville.

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