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10.11.2006

Viaduc et Centre de maintenance: une vilaine "embrouille"... qui ne doit pas laisser indifférent !

Pourquoi à la SNCF et RFF certains s’obstinent-ils à ignorer :

- Que l’emprise ferroviaire SERNAM/Jean Bouin qui est déjà, depuis sa création, un facteur aggravant des inondations frappant ce secteur, ne peut sérieusement abriter un centre de maintenance (atelier + lessiveuse + centre de détagage + zone de garage des trains, etc.) lequel, outre qu’il constituerait une verrue aux portes du cœur de ville, ne ferait qu’amplifier ces inondations en créant encore plus de surfaces imperméabilisées ?

- Que le cadereau d’Uzès qui est, de l’aveu de la SAUR, «en mauvais état (réseau fissuré et éboulé) et saturé d’hydrocarbures » ne pourra pas accueillir sans danger supplémentaire les eaux pluviales excédentaires qui balaieront toutes les installations du centre de maintenance ?

- Qu’il est parfaitement possible de construire au Pont de Justice l’atelier de maintenance des TER (thermiques et électriques) ainsi que la grande lessiveuse qui fonctionneront 24h sur 24. Et cela sans être, comme à Jean Bouin/SERNAM, à moins de 100 m des habitations existantes et à venir ?

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Pourquoi la SNCF et RFF cachent-ils qu’un faisceau de voies de service (104, 106 et autres) relie le Dépôt Pierre Semard à Courbessac/Pont de Justice, indépendamment des voies principales Sète Tarascon Sète ? Et qu’en vérité, les liaisons ferroviaires de service entre le dépôt et Courbessac/Pont de Justice s’effectuent autrement que par les voies principales Sète Tarascon Sète ?

Sinon, quel serait l’intérêt de faire croire sur les plans accompagnant le projet de viaduc de "Courbessac " - que des tronçons de voies de service 104 et 106 ne sont pas raccordés entre eux et, qu’à tout le moins, des modifications de tracés s’imposent alors que la configuration projetée existe déjà depuis … "longtemps" ?

Ou encore, quel serait l’intérêt d’avoir produit dans le dossier de permis de construire du centre de maintenance pour TER, un plan de masse ignorant que ces tronçons sont raccordés depuis longtemps et que les voies 104 et 106 sont donc utilisées en permanence par les circulations de service ?

Et que ces voies sont empruntées … par de nombreux TER Nîmes Alès Nîmes … Ce qui élimine notamment cet inconvénient majeur constamment avancé par les tenants obstinés du viaduc: le « cisaillement de la Voie principale Tarascon Sète »
medium_Voies_104_et_autres_014.jpg
N’est-ce pas, simplement, pour écarter toute idée de solution alternative au viaduc qui serait basée sur l’utilisation de la voie dite 104 et constituerait ainsi une solution très économique ?

En effet, une utilisation fonctionnelle de la VOIE 104 permettrait :

- une réduction de 6 minutes de la durée du trajet Nîmes Alès et une opportunité de haltes minutes au Pont de l’Observance, à Jean Bouin, à Serre Paradis
- la possibilité de ne plus passer obligatoirement par Nîmes Feuchères pour prendre ou quitter les TER Nîmes Alès Nîmes
- etc.

N’y a-t-il pas là de quoi interpeller les vrais défenseurs de l’environnement et des deniers publics ?

Mais, curieusement tout ceci indiffère …

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