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17.10.2006

Plan de déplacement urbain (PDU), rocade nord, étoile ferroviaire, intermodalité ?

Qu’en est-il des préconisations du plan de déplacement urbain (PDU) en matière d’étoile ferroviaire à 5 branches, du projet de rocade nord (de la Route d’Alès à celle d’Avignon), d’intermodalité?


La rocade Nord :


Face à cette certitude, à savoir le gonflement inéluctable de la population de l’agglomération nîmoise, comment imaginer sérieusement que notre cité puisse se développer harmonieusement sans nouvelles voix routières d’évitement et de soulagement notamment des boulevards intra muros et périphériques ?

Comment ne pas adhérer au principe d’une rocade nord qui permettra de désengorger NIMES METRPOLE d’une circulation de passage envahissante et d’autant plus polluante qu’elle est la source directe de ralentissements et de bouchons de plus de plus en plus fréquents et importants ?

Nul ne peut, en effet, raisonnablement ignorer les besoins engendrés par l’incontournable augmentation incessante de la circulation automobile.

La rocade nord s’avère donc « primordiale»
pour rationaliser une intermodalité qui devient plus que jamais indispensable entre automobiles, trains, bus et vélos (parents bien pauvres en ville malgré les déclarations d’intention).

Pourtant au prétexte de protéger la garrigue et surtout leur … environnement direct, certains font le choix, sans aucune raison sérieuse, de vouloir maintenir le statu quo. Et ne veulent rien savoir de l’absolue nécessité d’organiser au mieux la circulation automobile afin de pouvoir développer avec une réelle efficacité et attractivité un transport en commun intra muros.


Le prolongement du Boulevard Talabot et l’avenue Pitot

Une rationalisation des échanges de circulation routière impose que le boulevard Talabot puisse enfin être prolongé jusqu’à la Route d’Uzès mais aussi qu’une avenue Pitot puisse être créée.

Autant les riverains de ces futures voies routières s’opposent à la réalisation du futur viaduc obsolète - qui, plus que jamais, fait injure à l’intérêt véritable d’une intermodalité ferroviaire intelligente - autant ils comprennent et admettent que leur quartier, dans le respect de l’intérêt public, soit traversé par la future avenue Pitot ou encore par le prolongement du boulevard Talabot !

Curieusement, cette fois, les farouches opposants à la rocade Nord s’en félicitent sans retenue. "Tiens tiens" ...

Qui donc, en se cachant derrière le masque d’une défense pure et dure de l’environnement, ne défendent que "leur paillasson de porte" ou celui des "copains" (un service en vaut bien un autre) ?

"Faire briller l’étoile ferroviaire nîmoise"

Contrairement aux autistes volontaires qui s’acharnent à faire semblant de croire que le viaduc Jean Bouin serait la panacée (pour quoi et pour qui ?) il est évident pour quiconque voudrait sérieusement répondre à ces questions, que l’exploitation rationnelle de l’étoile ferroviaire ne pourra se faire tôt ou tard qu’à partir d’une plate-forme ferroviaire implantée au Pont de Justice.

En vérité quasiment personne ne sait que ce viaduc à une seule voie ne changera absolument rien à l’étranglement ferroviaire entre la gare de Nîmes-Centre et le Pont de l’Observance< (Pont de la Route d’Avignon/Talabot) là où il se raccordera à une seule des voies ferrées principales existantes. Bien au contraire, il ne fera que surcharger inutilement ce goulet.

Pourquoi tant de dépenses alors qu’une voie dite 104 (obstinément cachée par la SNCF et autres partisans du viaduc) dont le raccordement avec les voies principales se fait à moins de 100m pourrait largement suffire ?

Alors que le viaduc (30 millions d’euros !) ne fera que servir illusoirement les intérêts de la seule ville d’Alès (gain de temps annoncé de 8 minutes entre Nîmes et Alès) l’utilisation immédiate de la voie ferroviaire 104 en assurant un gain de gain de temps de 6 minutes, permettrait de surcroît un développement fonctionnel indéniable de la circulation ferroviaire intra muros (le fameux train-tram duquel certains se gaussent bien trop facilement.

En effet, à très faible coût (serait-ce si négligeable ?) la voie 104 en lieu et place du viaduc permettrait d’assurer une liaison cadencée au moins entre le Pont de l’Observance et des parkings relais essentiels à jean Bouin, à Courbessac, et à Pont de Justice en sus de celui prévu à la rue Kléber.

D’autant que le contournement de Nîmes et Montpellier espéré deux ans seulement après la mise en service de ce viaduc obsolète avant l’heure ouvrira des perspectives prometteuses quant à l’optimisation du "maillage ferroviaire" de l’agglomération nîmoise (économiquement nécessaire pour RFF et la SNCF en matière de rentabilisation des dizaines de sillons qui seront alors délaissés)

Pourquoi les écologistes et autres protecteurs affichés de l’environnement ne veulent-ils pas admettre cette solution aussi rationnelle que respectueuse de l’environnement et … économe de l’argent public (rappelons que les fonds propres de RFF engagés dans cette opération Courbessac sont insignifiants !)

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