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18.10.2006

L’avenir commun des villes d’Alès et de Nîmes nous importe

C’est dans cet esprit que avons pris connaissance du dossier de presse relatif au projet de coopération entre Nîmes Métropole et le Grand Alès.

Sait-on que le projet de viaduc dit de Courbessac, vieux de plus de 20 ans alors que la situation a bien changé depuis, ne servira bien illusoirement que l’intérêt de la Ville d’Alès ?

Il existe pourtant une solution alternative présentant à notre sens, un intérêt indéniable pour une pérennisation de la voie ferrée Nîmes-Alès et qui surtout donnerait une impulsion immédiate à une future « agglo » entre nos deux villes …

Depuis quelques mois nous avons soulevé auprès de la RFF l’existence cachée d’une voie dite 104 doublant l’artère principale Sète-Tarascon entre le dépôt (Pierre Semard) et le Pont de Justice à Nîmes.

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Jusqu’à présent nous n’avons pas été contredit par RFF pourtant très largement sollicité.

Nous ne cessons pourtant de répéter qu’une utilisation fonctionnelle de la voie 104 permettrait quasiment immédiatement à un grand nombre des usagers de la liaison ferroviaire Nîmes-Alès d’éviter ainsi les encombrements croissants de circulation automobile, les problèmes de stationnement, de pollution, etc.

D’où un gain de temps et d’argent indéniable … et surtout une augmentation considérable de voyageurs sur toute la ligne … entre Nîmes et Alès

De toute évidence, la solution VOIE 104 ( permettrait :

- de réduire, presque autant que le futur viaduc les temps de parcours Nîmes-Alès-Nîmes (réduction véritable de durée : 6 minutes) .

- d’autoriser à très court terme et de manière particulièrement économique, une augmentation des rotations ferroviaires dédiées aux liaisons avec Alès

- la création immédiate d’au moins TROIS importantes haltes minutes et parcs relais dans le cadre des déplacements urbains nîmois et leur prolongement naturel vers Alès et les villages intermédiaires (voir blog « Nîmesaction »)

- la création d’une halte et parc relais en bout du Boulevard Talabot, à hauteur de la Route de Beaucaire/Pont de l’Observance élargi (d’où pourrait aisément partir la voie 104 ou toute autre voie de surface similaire)

- la création d’une halte centrale et parc relais au Pont de Justice, tout à proximité du périphérique, de l’entrée Nîmes-Est de l’autoroute et, … plus tard, de la rocade Nord.

Les usagers de cette ligne pourraient enfin accéder aux TER, aux futurs trains trams et plus tard aux TGV (en gare de Manduel dont la création nous paraît raisonnablement ineluctable) sans passage obligé par Nîmes-Feuchères, ce qui verrait disparaître un obstacle de taille à une fréquentation fonctionnelle de la ligne Nîmes-Alès.
medium_Voies_104_et_autres_020.jpg

Encore faudrait-il que RFF et autres décideurs institutionnels admettent enfin :

- que la « voie 104 » - qui ne fait sourire que ceux qui ne font pas l’effort de s’y intéresser - par ses multiples avantages (réduction de la durée de 6 minutes, haltes minutes stratégiques, etc.) augmenterait véritablement au bénéfice de TOUS, la fréquentation sur l’entier parcours ferroviaire entre Nîmes et Alès. Et pérenniserait beaucoup plus sûrement cette liaison (futur train tram régional Nîmes Alès …)

- que le devenir de la ligne Alès-Nîmes doit pouvoir être envisagé (de concert entre RFF, la Région, le département, Agglo-Nîmes et le Grand Alès tout comme celui des 2,5 km de la ligne ferroviaire Montpellier/Fabrègues …réutilisée pour la voie 2 du tram de Montpellier (en vérité liaison train tram)

- que le financement des collectivités locales initialement prévu pour le viaduc pourrait alors être quasiment immédiatement reporté sur des travaux de modernisation (avec électrification) de la voie Alès Nîmes (au devenir inéluctable de train tram) avec mise en place de multiples et précieuses haltes minutes entre nos deux villes.

- qu’une véritable renaissance des activités industrio-ferroviaires ne pourra être crédible que sur la base d’une structure rationnelle et non dispendieuse de déplacements intra, péri et interurbains axés sur l’étoile ferroviaire nîmoise.

Précisons enfin que, contrairement aux dires de RFF, ce futur viaduc - à une seule voie, ne se séparant de l’artère principale Montpellier-Tarascon, qu’à 950m de la gare - ne règlera aucunement la saturation entre Nîmes-Feuchères et le dépôt … Bien au contraire, il entraînera une surcharge importante de la voie la plus empruntée ainsi que sa banalisation.

S’obstiner à ne pas étudier la faisabilité de la solution voie 104 serait, pour le moins une grave erreur.

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