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29.01.2007

RENOUVELLEMENT URBAIN DU SECTEUR HOCHE-SERNAM : Un projet respectueux de l'environnement

Pour qui s’intéresse objectivement au plan d’aménagement de ce futur quartier, il apparaît clairement que ce projet vise précisément à mettre en place une configuration des lieux qui tienne compte des impératifs de sûreté hydraulique dans ce secteur particulièrement sensible aux aléas pluvieux.

medium_Schema_de_principe.3.jpgC’est ainsi qu’en matière d’écoulement de surface deux larges axes verts principaux ainsi que plusieurs axes secondaires seront dégagés en aval de l’IUFM tout au long et à l’est de la Route d’Uzès, d’une part, et, d’autre part, le long de la rue Hoche puis en aval de celle-ci.

De même, sera reconstituée, en doublement de la rue Pitot, la configuration quelque peu oubliée de la Douasse, cadereau qui, en dépit du bon sens, avait été purement et simplement comblé pour laisser la place aux emprises du chemin de fer.

medium_Plan_de_synthese.jpgEst ainsi prévue une succession de casiers de rétention et d’expansion latérale des eaux dont l’ensemble constituera une véritable coulée verte à travers le nouveau quartier.

Mais actuellement, ce projet n’envisage toujours pas de « reconstituer la jonction » de ces casiers de la rue Pitot avec le cadereau du Mas Verdier lequel, au sud des voies ferrées avait, lui aussi, été comblé par la société de chemin de fer (PLM) dans les années 1850.

Néanmoins, force est de porter au crédit du projet HOCHE SERNAM une volonté manifeste de « redistribution des écoulements qui conduira à la rétention partielle, la dissipation d’énergie et l’expansion en nappe des eaux débordées, favorable à un laminage partielle de la crue»

Et, pour tous ceux qui ont le souci de vouloir comprendre objectivement quel était le meilleur moyen d’atténuer les effets dévastateurs des inondations qui frappent de manière récurrente l’entrée nord-est de notre ville, un constat d’évidence s’impose : la mise en place prioritaire des bassins de rétention en amont, sur le cadereau d’Uzès, était urgente.

En tout état de cause, la mise en place de ces bassins de rétention ne peut que réduire significativement, puis retarder et réguler, autant que faire se peut, l’arrivée massive d’eaux de débordement du cadereau vers le goulet d’étranglement du Pont de la Route d’Uzès !

MENACE NOUVELLE SUR LE SECTEUR HOCHE SERNAM JEAN BOUIN


Au lieu de contribuer à restituer aux lieux une configuration originelle adaptée à une meilleure sûreté hydraulique, la SNCF n’hésite pas, au prétexte d’une motivation trompeuse, à ignorer la responsabilité des emprises ferroviaires dans l’aléa hydraulique du nord-est de NÎMES et à compromettre la réussite du projet HOCHE-SERNAM.

En dépit de tout bon sens la SNCF vient, en effet, d’obtenir sur une zone ferroviaire désaffectée un permis de construite - sur 5000 mètres carrés minimum de surface imperméabilisée et sur une transversale de 900 mètres longeant la rue Pitot - un centre de maintenance de trains avec station de lavage-détagage, remisage des TER régionaux et autres, etc.

Pire encore, la SNCF, non contente d’augmenter fortement les surfaces imperméabilisées sans prévoir de capacité suffisante en bassins de rétention, projette purement et simplement de rejeter les eaux pluviales de toute cette zone dans le cadereau d'Uzès lequel est indiscutablement de l’aveu même de la SAUR, « en mauvais état (fissuré et éboulé) et saturé d'hydrocarbures »

EN CONCLUSION

Pourquoi pareille menace sur la sécurité, la salubrité et l'hygiène de tout un secteur de NÎMES intéresse-elle si peu ? Serait-ce une question de géographie sociale, économique, ... ? Où indifférence et mépris pour des quartiers populaires ?

Ne serait-ce pas l’impossibilité d’imposer un minimum de respect de l’environnement à la SNCF qui fait ce qu’elle veut, quand elle le veut et, où elle le veut ?

Pourtant la restitution à la collectivité d'espaces conséquents le long de la rue Pitot permettrait un élargissement vraiment significatif de cette coulée verte de rétention d'eaux pluviales excédentaires. Ce qui protégerait efficacement et durablement TOUT UN SECTEUR de NÎMES inondé de manière récurrente à chaque gros orage qui s’abat sur la Ville.

De plus, la construction de ces installations industrielles au Pont de Justice permettrait d’une part, de ne pas compromettre une mise en place réussie du projet HOCHE SERNAM, et, d’autre part, la création au Pont de Justice/Grézan d’une plateforme multimodale logistique réellement porteuse d’avenir pour la SNCF et tous les Nîmois.

Sans parler du projet de voie 104 alternatif au viaduc Jean Bouin sur lequel la SNCF et autres décideurs, en autistes délibérés, s’obstinent à ne pas vouloir entendre parler … et encore moins, "s’abaisser" ne serait-ce qu’à en débattre …

Enfin, pourquoi, ce que la SNCF, RFF et les élus locaux réussissent en ARLES ou encore envisagent à ALES ne serait pas possible sur NÎMES ? Pourquoi ?

21.01.2007

Geoges Frêche: "Dans quatre ans, nous nous regrouperons avec Alès et Nîmes pour former une collectivité d'un million d'habitants".

Nous apprécions que M. Georges FRECHE dise et redise :
« Dans quatre ans, nous nous regrouperons avec Alès et Nîmes pour former une collectivité d'un million d'habitants. Nous pourrons alors jouer à l'échelle mondiale. Je donne rendez-vous à Marseille et Toulouse. »

ou encore :
« Pour la région Languedoc-Roussillon depuis les élections victorieuses de 2004, ce projet est vital : Il s’agit d’équilibrer Toulouse et Marseille afin de pouvoir jouer à l’échelle mondiale. Dans mon esprit, cette communauté doit intégrer, à terme, Nîmes et Alès. »

Nous apprécions aussi ces grandes lignes du protocole de COOPÉRATION RENFORCÉ ENTRE NIMES MÉTROPOLE et GRAND ALÈS sur lesquelles Messieurs ROUSTAN et FOURNIER se sont accordés.

Pour nous ausi, il est vrai :

Que: « les enjeux ferroviaires constituent une priorité pour les deux Agglomérations qui soutiennent en particulier l’inscription au futur Contrat de Projet Etat-Région de la modernisation de la ligne ferroviaire Nîmes-Alès.(…) et notamment, son électrification et la création de la halte ferroviaire Hoche-Sernam».

Que: « l’évidence d’une meilleure utilisation de cette ligne ne peut plus être ignorée ».


Mais nous en sommes certains :

Il serait grand temps - avant qu'il ne soit trop tard - de tordre le coup à ce dogme archaïque selon lequel «l’avenir du bassin nîmo- alésien et celui de l’étoile ferroviaire nîmoise passent par la construction du viaduc de Courbessac …»

Quand les tenants de ce projet comprendront-ils que l’exploitation rationnelle du rebroussement de Courbessac et de solutions potentielles évidentes (le monde et les techniques évoluent !) permettraient à la fois :

- de raccourcir la durée du trajet entre Alès et Nîmes et surtout mettraient Alès en liaison TER directe et rapide avec la future gare Manduel/TGV

- de donner un sens et un avenir certain au train tram urbain et périurbain nîmois faisant tant sourire " ceux qui ont décidé une fois pour toutes que ce n'était pas la bonne solution.


Pourquoi vouloir à tout prix gaspiller 30 millions d’euros et perdre la chance de mener à bien un véritable projet cohérent et économique de « développement durable » dans l'intérêt général ? …

Quand acceptera-t-on de prendre le risque d'une remise en question de certitudes acquises d'un autre temps ?

15.01.2007

Max Roustan: On constate une augmentation significative des permis de construire entre Nîmes et Alès

Le 25 mars 2005, Max ROUSTAN, Député-maire d’Alès déclarait au cours d’une réunion multipartite organisée à l’initiative de la Direction Régionale de l’Equipement consacrée à l’examen de la problématique ferroviaire nîmoise :

« Le bassin d’Alès qui comprend 240 000 habitants est enclavé » et : « Une augmentation significative des permis de construire est constaté entre Nîmes et Alès »
Ou encore : « Souhaitons que dans 20 ans, la liaison ferrée Nîmes-Alès soit une véritable navette propre à desservir les deux villes »

Quant à Bernard DURU, le Directeur départemental de l’Equipement du Gard celui-ci confirmait, l’augmentation importante des permis de construire entre Nîmes et Alès et précisait que « les travaux de la RN 106 à l’entrée de Nîmes ne se réaliseront qu’en 2012-2014 », que la desserte entre les deux villes a donc besoin du train et qu’il convenait de raisonner multimodal vu la future «dégradation inévitable de l’accessibilité et l’augmentation prévisible du temps de trajet en voiture ».

Si nous partageons cette vision du futur développement du bassin nîmo-alésien et de l’importance du rail sur cet axe du futur, par contre nous sommes plus que jamais convaincus que la construction du viaduc Jean Bouin (mal nommé viaduc de Courbessac) sera une gabegie inutile dans l’intérêt illusoire de la seule ville d’Alès. Pour satisfaire un très vieux « projet désuet du 19ème siècle » ? …

« Le premier projet de viaduc qui remonte à Napoléon III est l’œuvre d’un ingénieur nîmois nommé CHEBASSUS » (Michel LESCURE – Direction départementale de l’équipement du GARD). Autrement dit du temps … des locomotives à vapeur, des aiguilles actionnées manuellement , de la voie de l’ex-charbonnage (contiguë au cimetière Saint Baudile, tout au long de l’artère principale entre le dépôt et Courbessac, mais désaffectée et… très curieusement oubliée … elle aussi.

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De nos jours, alors que TOUS les TER sont réversibles, que les circulations de service sont nettement moins nombreuses (disparition du triage par gravité, manœuvres de retournement de locomotrices devenues inutiles), alors que la très haute technicité de la SNCF s’avère indiscutable dans les domaines hyper développés touchant aux moyens techniques et opérationnels, alors que les besoins actuels de circulation ferroviaire intra muros sont criants, une priorité s’impose d’urgence : la faisabilité d’une solution alternative économique et efficace, celle de la VOIE 104 (pour faire simple) qui doit pouvoir se substituer au projet obsolète de viaduc Jean Bouin.

Pourquoi Réseau Ferré de France s’obstine-t-il à éluder par tous les moyens cette proposition de solution voie 104, solution tout à fait appropriée pour gagner presque autant de précieuses minutes que le viaduc sur la durée de trajet Nîme-Alès (6 minutes au lieu de 8) ?

Pour sauver la précieuse voie ferrée Nîmes-Alès-Nîmes (nous aussi, nous le souhaitons !) il suffirait, sous la houlette des Agglo de Nîmes et Alès, du Conseil régional, du Conseil général en coordination avec la SNCF/RFF (à l’exemple du tronçon de ligne 2 du tramway de Montpellier) de la dédier au plus tôt à un TER cadencé doublé d’un véritable train tram.

Ce train tram (l’outil crée le besoin !…) irriguerait TOUT le bassin nîmo-alésien dans le respect d’une utilité réellement partagée entre nos deux villes …et donc dans l’intérêt de TOUS.

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Mais pour que la voie ferrée Nîmes-Alès-Nîmes parvienne rapidement au rang de «navette » capable de desservir TOUT le bassin nîmo-alésien, il faudra nécessairement créer au plus vite un maximum de haltes minutes avec parcs relais entre les gares de Nîmes-centre et Alès-centre et surtout, sur les parcours intra-muros du TER cadencé et celui du train tram.

Avec le projet de VOIE 104 (au prix d’aménagements réduits), les Gardois et tout particulièrement les Nîmois disposeraient de TROIS haltes minutes essentielles:
- l’une, à l’entrée nord-est de la ville (Serre paradis/Pont de Courbessac avec Parc relais sur la friche ferroviaire jouxtant le Pont de la route Courbessac)


- les deux autres, tout à proximité du futur quartier HOCHE-SERNAM dont les besoins en échanges multimodaux seront très importants : Pont de l’Observance en bout du Boulevard Talabot (parc relais à définir) et Jean Bouin, avec parcs relais de part et d’autre du Pont du Diable (parking Jules Verne et friche ferroviaire de la rue Vignaud)

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Sans compter, à plus long terme, la faisabilité logique d’un scénario combinant le parcours desTER et train tram à partir de la future gare TGV de Manduel en passant par une GARE DE CORRESPONDANCE implantée au Pont de Justice afin de desservir :
- Marguerites,
- la Halte Kléber puis différentes haltes sur la ceinture Nord de Nîmes et tout le bassin nîmo-alésien jusqu’à Alès,
- la gare Nîmes-centre avec haltes à Serre Paradis, Jean Bouin, Talabot mais aussi avec une prolongation vers Saint-Cézaire d’une part, et Le Grau du Roi, d’autre part.

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Loin d’être «un élément clé de l’étoile ferroviaire de Nîmes» comme le soutient sans conviction RFF, ce viaduc obsolète condamnerait (gaspillage inutile de presque 30 millions d’euros) non seulement DEUX HALTES MINUTE essentielles pour Nîmes, mais accaparerait d’autant, le seul investissement capable d’assurer - par transfert dans l’immédiat-, la survie de la liaison ferroviaire Nîmes-Alès-Nîmes. A savoir, une ligne TER /TRAIN TRAM moderne et rapide au bénéfice de TOUS sur le bassin nîmo-alésien.

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Quant au couloir ferroviaire entre le Pont de l’Observance et Saint-Cézaire, celui-ci pourrait, sans difficulté réellement majeure, être élargi en mettant, par exemple, à profit d’emprise inutile des talus actuels. Ce serait aussi l’occasion de faire disparaître le «triste spectacle » des arches fermées de bric et de broc tout au long du viaduc Talabot/Sergent Triaire.

Question de bonne volonté concertée entre l’Agglo de Nîmes, l’Etat, la Région, le Département, la SNCF/RFF et …bien évidemment les Gardois !