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12.02.2007

Ecologie? Masque que certains, sans réel respect de l’environnement et de l’intérêt public, brandissent

L’écologie ? Un masque que certains, sans réel respect de l’environnement et de l’intérêt public, brandissent pour se glisser dans un créneau politique …

Leur seul but ? Se faire tant bien que mal une « petite » place …

A Nîmes, par exemple, comment ose-t-on applaudir quasi unanimement (malgré l’opposition de Jean–Paul FOURNIER, maire de Nîmes) avec tant de délectation - voire indifférence - à la construction d’un centre industriel de maintenance de trains en pleine ville de Nîmes ?

Comment peut-on prendre au sérieux ces prétendus «écologistes » et autres «autruches» qui font semblant de croire que la place d’un ensemble industriel - dissimulé en inoffensif atelier de maintenance - soit au cœur d’un quartier de ville justement promis à une indispensable revitalisation urbaine et universitaire ?

Comment peut-on ignorer que cette installation industrielle va mettre à mal une des préoccupations essentielles des porteurs du projet HOCHE-SERNAM : organiser l’espace de manière à prévenir voire atténuer les inondations récurrentes dont est victime tout un secteur de Nîmes ?

Comment ignorer en effet que pour se rapprocher au mieux d’une configuration qui préexistait à l’implantation des redoutables barrières hydrauliques constituées d’est en ouest par des infrastructures ferroviaires (celle de la rue Kleber/Route d’Uzès et celle de l’ex-gare de marchandises), une nécessité s’impose : libérer le long des rues Vincent Faïta et Pitot des espaces suffisants permettant, tout à la fois, de créer des allées vertes constituées de casiers de rétention dignes de ce nom ainsi qu’un maillage de voies de circulation secondaires adaptées ?

Comment peut-on prendre au sérieux ces défenseurs de l’intérêt public qui oublient "naïvement" que 6 000 m2 de surfaces imperméabilisées tout au long de la rue Pitot et à quelques mètres de celle-ci porteront atteinte, de manière certaine, à la sécurité et la salubrité publique dans une zone soumise à un fort aléa hydraulique ?

Comment ignorer que le cadereau d’Uzès, qui déborde largement au moindre gros orage et inonde invariablement les quartiers en aval, soit de surcroît le réceptacle annoncé des excédents d’eaux pluviales (en partie polluées) qui balayeront le futur centre de maintenance et ses annexes ?

Alors que de l’aveu même de la SAUR, le 7 juin 2006: « Le Cadereau d’Uzès est en mauvais état (réseau fissuré et éboulé) et saturé en hydrocarbures»

Comment prendre au sérieux ceux qui s’obstinent à faire semblant de croire qu’un ensemble industriel de plus de 5 000 m2 (voir législation) implanté en cœur de ville comprenant un atelier de maintenance, une imposante machine à laver les trains, une unité de détagage, un chantier de nettoyage - prétendument non polluant, peu bruyant et en tout cas … éloigné des habitations actuelles et futures - ne constituerait pas une installation classée pour la protection de l’environnement et donc échapperait à toute réglementation contraignante ?

Comment peut-on prendre au sérieux ceux qui s’obstinent (par paresse ?) à nier les possibilités rationnelles d’implantation de ce même ensemble, dans un secteur (Pont de Justice/Grezan) de Nîmes plus adapté, non enclavé et réellement porteur d’avenir ?

Comment prendre au sérieux ceux qui, au prétexte du bien-être (sic) des populations se plient au diktat trompeur d’une entreprise publique - tout aussi prestigieuse et emblématique soit-elle – et obéissent aux caprices de quelques uns de ses dirigeants ?

Comment accepter sans sourciller qu’une telle chape de plomb écrase la réalité ?

15:20 Publié dans Ecologie ? | Lien permanent | Commentaires (0)

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