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31.03.2007

Les durées ne devraient pas être identiques pour pour aller et revenir en train , de Nîmes à Alès

Sait-on que pour se rendre d'Alès à Nîmes les TER mettent en moyenne moins de temps ( 37 minutes environ) que ceux qui montent de Nîmes vers Alès (39 minutes environ) ?

Ainsi donc bien curieusement les TER montant vers Alès qui pourtant ne cisaillent aucune voie sont plus lents que ceux qui descendent d'Alès et qui eux traversent des voies.

Difficile donc d'admettre que le viaduc, en supprimant ce cisaillement, permettra "miraculeusement" un gain de plusieurs minutes sur les durées de parcours dans les deux sens (Alès-Nîmes et Nîmes-Alès).

De la même manière la SNCF veut aussi faire croire que la simplification des manoeuvres de rebroussement effectuées par les TER actuels (TOUS réversibles) n'apporterait aucune amélioration véritable aux durées de trajet.

Il suffit pourtant au machiniste d'un TER de passer en moins d'une minute du poste avant au poste arrière et vice versa !) d'ou une "perte" de temps théorique maximum de 2 minutes qui aurait dû, depuis des décennies, être exploitée pour embarquer et débarquer des voyageurs à hauteur du Pont de Courbessac/Montée Serre Paradis ...

Alors, qui se moque de qui ?
Sinon, ... que l'on nous explique !

Quel est le véritable objectif des partisans du viaduc qui veulent croire aveuglément à son utilité ?


medium_Horaire_Nimes_Ales.3.jpgHoraires SNCF: la vérité sur les durées trajet de NÎMES vers ALES(sans cisaillement de voie!) En moyenne : 39 minutes (avec un arrêt compris)


medium_Horaire_Ales_Nimes.6.jpgHoraires SNCF: la vérité sur les durées trajet de ALES vers NÎMES (avec cisaillement de voie!) En moyenne : 37 minutes (avec un arrêt compris)


Par suite, quid de l’assertion bien évidemment non justifiée d’un gain de 8 minutes dans les deux sens ?

Par ailleurs, personne ne s’étonne que la SNCF IGNORE TOTALEMENT l’existence d’une VOIE de surface désaffectée depuis longtemps qui longe l’artère littorale entre le Dépôt et Courbessac alors que celle-ci , réactivée à moindre frais, pourrait à elle seule permettre (par décalage) de libérer – tout autant que le viaduc – l’artère littorale pour le seul transit des TER Nîmes-Alès Nîmes (et train tram) entre le dépôt et le point de retournement de Courbessac


medium_Voies_104_et_autres_029.2.jpg
Voie désaffectée: du Dépôt vers Courbessac

medium_Voies_104_et_autres_031.2.jpg
Voie désaffectée: de Courbessac vers le Dépôt


Enfin sait-on que l’utilisation de la voie 104, puis de la voie 2 à contresens pour les TER Alès Nîmes – sur une distance presque équivalente à celle du viaduc - diminuerait à elle seule et à l’évidence le déséquilibre voie 1 / voie 2 d'où le nombre de sillons consommés. Ce qui irait exactement dans le sens de l’effet recherché.

medium_Voies_104_et_autres_027.jpg

Un TER sur la VOIE 104



Sans parler de la réversibilité des TER qui élimine TOUS les inconvénients d’autrefois dus au rebroussement, lequel s’avère avec un minimum réalisme, particulièrement précieux dans le cadre d’une utilisation rationnelle de l’étoile ferroviaire nîmoise et d’une liaison améliorée, « sans gaspillage », entre Alès et Nîmes.


En tout état de cause :

La SNCF et RFF se font totalement discrets quant au raccordement du viaduc (voie unique) sur la Voie 1 (sens PARIS PROVINCE) de l’artère ferroviaire Tarascon-Sète lequel ne se fera qu’à 950 m de la Gare Nîmes Feuchères (à hauteur de la Route de Beaucaire / rue Pierre Semard / Route d’Avignon)

medium_raccordement_viaduc.6.jpgRaccordement du viaduc à la voie ferrée Tarascon-Montpellier








Ce qui obligera TOUS les TER NIMES ALES NIMES à emprunter, dans les deux sens, 950 m de cette VOIE 1, qui - contrairement à ce que veulent faire croire la SNCF et RFF - est la plus surchargée de l’artère littorale.

Contrairement donc à ce que l'on veut faire croire, rien ne sera sérieusement réglé pour dégager le redoutable goulet d'étranglement de l'artère ferroviaire littorale ... entre la gare Feuchères et le raccordement du viaduc

Rappelons en effet que, selon le rapport d’enquête ayant motivé la déclaration d’utilité publique, 110 trains empruntent quotidiennement la VOIE 1 (sens PARIS PROVINCE) alors que seulement 90 trains empruntent la VOIE 2 (sens PROVINCE PARIS)

Par ailleurs, TOUTES les circulations de service entre le dépôt de Nîmes-Pierre Semard et Courbessac (au nombre de 110) qui empruntent des faisceaux distincts, n’ont pas - contrairement à ce que veulent faire croire la SNCF et RFF - vocation à être comptabilisées
medium_Voies_104_et_autres_021.jpg

Enfin, les circulations entre le dépôt et la Gare (une trentaine) se répartissent également sur les deux seules voies disponibles V1 et V2 et n’accentuent aucunement leur déséquilibre.

Par contre avec le viaduc, TOUS les TER partant de Nîmes Feuchères vers Alès emprunteront obligatoirement à contre sens 950 m de VOIE 1 et accentueront le déséquilibre de circulation sur cette portion de l’artère littorale.

Autrement dit le remède ne serait-il pas pire que le « mal » ?

Commentaires

Apres le quasi deces hier de la ligne Paris Beziers on a du souci a se faire pour Le Cevenol !

Ma ligne SNCF preferee !!!

Écrit par : touriste | 09.03.2007

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