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11.12.2007

Protégeons les "gekkos" de Hoche-Sernam !

Outre leur opposition incompréhensible à une extension de la Ville vers l’EST, les Verts du Gard, un rien dubitatifs sur les conditions de requalification du quartier HOCHE-SERNAM mais totalement silencieux sur celles de la construction actuelle du centre de maintenance SNCF dans la même zone demandent ingénuement que soit protégé « l’espace de vie d’une variété de lézard, un gekko (gecko)».

Tout d’abord, comment ne pas s’étonner devant pareille sollicitude affichée à l’égard UNIQUEMENT des lézards « geckos » (dont l’habitat ne serait que HOCHE mais pas … le SERNAM !) et pareil dédain à l’égard des … vrais habitants (humains eux ...)

Ou encore que soit assuré « Le bon écoulement naturel des eaux de pluie, dans ce quartier au débouché du cadereau des Limites ».


Bien évidemment, pour eux, les gekkos n'ont élu domicile que du côté habité de la rue Pitot mais certainement de l'autre côté, sur les friches SNCF du Sernam, de la Gare de marchandises ou encore dans le ballast empierré ensolleillé des voies désaffectées.

Bien évidemmment il n'est jamais venu à l'idée de ces petits gekkos (geckos) de prétendre faire de l'ombre à la SNCF et de la géner dans ses projets de centre de maintenance !)


Ensuite, sachant que le "cadereau des Limites" débouche purement et simplement dans le cadereau d’Uzès, pourquoi ne s’inquiètent-ils pas d’ors et déjà d’un danger imminent : le déversement des trombes d’eaux qui, lors des prochains gros épisodes pluvio-orageux, balaieront les milliers de mètres carrés de surfaces imperméabilisées du Centre de maintenance ?

Ignorent-ils sérieusement que ces eaux, empêchées de s’infiltrer dans le ballast, seront collectées - en partie - dans le cadereau d’Uzès et que le surplus amplifiera inéluctablement les déversements de surface vers le quartier Sully et la rue Vincent Faïta ?

Par ailleurs :
Pourquoi avoir approuvé que la SNCF, sans aucun respect des personnes, construise un centre de maintenance des TER régionaux où, 24 h sur 24, seront réparés, entretenus, lavés, détagués et remisés tout au long de la rue Pitot jusqu’à hauteur de la rue Jules verne le tout sur une surface imperméabilisée de plusieurs milliers de mètres carrés ?
Quand se sont-ils inquiétés des inéluctables atteintes à l'environnement, à la salubrité et à la sécurité publique qu’induiront ces constructions ?

Pourquoi ignorent-ils constamment qu’il s’agit là d’une installation classée pour la protection de l’environnement non autorisée ni même déclarée et donc … en infraction avec la loi ?

Pourquoi avoir nié les possibilités rationnelles d’implantation de ce même ensemble, dans un secteur (Pont de Justice/Grezan) de Nîmes plus adapté, non enclavé et réellement porteur d’avenir ?

Enfin, pourquoi douter de la volonté des concepteurs du futur projet HOCHE SERNAM d’assurer « le bon écoulement naturel des eaux de pluie, dans ce quartier au débouché du cadereau des Limites » ?

Quand les Verts du Gard se sont-ils inquiétés de ces réalités ?

En vérité, pour qui s’intéresse objectivement au plan d’aménagement du futur quartier HOCHE SERNAM, il apparaît pourtant clairement que ce projet vise précisément à mettre en place une configuration des lieux qui tienne compte des impératifs de sûreté hydraulique dans ce secteur particulièrement sensible aux aléas pluvieux et par exemple : « libérer le long des rues Vincent Faïta et Pitot des espaces suffisants permettant, tout à la fois, de créer des allées vertes constituées de casiers de rétention dignes de ce nom ainsi qu’un maillage de voies de circulation secondaires adaptées ? )

23:20 Publié dans Ecologie ? | Lien permanent | Commentaires (0)

MONTPELLIER TGV ou MANDUEL TGV ?

A en croire monsieur Edouard PARANT, chef de la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan, la gare TGV de Région sera construite à MONTPELLIER à quelques centaines de mètres d’Odysseum, au cœur d’un futur quartier de 30 000 habitants dans le secteur Méjannelle/Pont Trinquat, soit à une quarantaine de kilomètres de NÎMES, tout à côté de l’autoroute.

Pourtant l’étoile ferroviaire nîmoise, les abondantes friches situées à l’EST de la ville, la proximité de l’autoroute, et bien d’autres avantages plaident indéniablement pour la construction de cette gare TGV à MANDUEL et tout naturellement pour la création d’une plateforme multimodale d’envergure régionale à sa proximité immédiate.

En vérité, les décideurs de la Région Languedoc Roussillon et la SNCF/RFF avaient déjà trouvé un moyen bien insidieux pour plomber cette réalisation toujours fortement souhaitée par Jean Paul Fournier, Maire de Nîmes et président de l'agglomération nîmoise.

Ils ont tout simplement forcé la réalisation de projets ferroviaires fantaisistes contraires aux véritables intérêts de NÎMES et plus généralement du GARD.

A savoir :
- un Centre de maintenance TER en pleine ville de NIMES au lieu du secteur Pont de Justice/Grezan, centre de gravité naturel de l’étoile ferroviaire nîmoise.
- le ridicule viaduc Jean Bouin (diviser pour mieux régner) qui condamnera les Alésiens – le savent-ils ? - à n’avoir pas d’accès direct rapide vers une gare TGV gardoise - digne de ce nom.


Décidément pourquoi, encore, tout serait fait pour Montpellier ?

07.12.2007

D’Alès à la gare Manduel TGV, comment éviter de passer par la gare de Nîmes centre?

I - Hypothèse qui nous semble être la plus sérieuse (dans l'intérêt des Nîmois, des Alésiens et des Gardois en général)

Plan d'un SCENARIO (N°3) présenté par RESEAU FERRE DE FRANCE et visant une exploitation véritablement fonctionnelle de l’étoile ferroviaire nîmoise (sans VIADUC Jean Bouin)


medium_Scenario_RFF_SNCF_3.jpg

AVANTAGES :

Accès direct d’Alès à la gare Manduel TGV, d’où un véritable désenclavement du grand Alès (grâce au maintien de la double voie ferrée entre Courbessac et le Pont de la Route d’Uzès laquelle voie disparaîtrait avec le viaduc)

Gain de temps de 5 à 6 minutes sur les durées aller-retour entre NÎMES CENTRE et ALES (avec utilisation de la Voie ferrée 104 et/ou la remise en service - à moindre frais - de la voie ex-charbonnage désaffectée depuis longtemps)
Actuellement et très curieusement d’ailleurs, force est d’observer que pour se rendre de Nîmes à Alès (ce qui nécessite le cisaillement de voies) il ne faut que 37 minutes en moyenne alors que pour se rendre d’Alès à Nîmes (qui ne nécessite aucun cisaillement) il faut plus de temps soit en moyenne 39 minutes

A Nîmes, succession d'arrêts minute avec parkings relais, voire construction d'une Gare de correspondance TER (celle-là même envisagée par la SNCF dans le scénario n°3)
- Pont de l'Observance (Jonction de la Route d'Avignon avec le Boulevard Talabot)
- Jean Bouin/Chemin bas d’Avignon
- Courbessac/Serre Paradis (à hauteur de l’ancienne pharmacie SENOCQ)
- Pont de Justice (centre naturel de l’étoile ferroviaire nîmoise)

(De plus, et de toute évidence, accès facile à partir du périphérique, de la nationale 106, de l’autoroute, etc.) ce qui va tout à fait dans le sens du futur développement inéluctable du secteur Courbessac /Marguerittes
et d'un complexe multimodal



II - Hypothèse qui parait bien peu sérieuse (au profit de quels intérêts ?)

Plan d'un autre SCENARIO (N°2) présenté par RESEAU FERRE DE FRANCE
(avec viaduc Jean Bouin)


medium_Scenario_RFF_SNCF_2.3.jpg


Gain de temps annoncé (pour le moins illusoire) de 8 minutes entre Nîmes et Alès, mais:

Aucune liaison directe entre Alès et Manduel-TGV (disparition d’une des deux voies entre Courbessac le Pont de la Route d’Uzès, cette disparition étant rendue nécessaire pour permettre le raccordement du viaduc sur l'actuelle voie ferrée)

Perte de temps puisque pour accéder au TGV (ou d’en revenir) les Alésiens seront obligés de passer par Nîmes-Centre (ou par le seul futur arrêt Kléber à hauteur du Pont de chemin de fer de la Route d’Uzès), scénario qui ajoutera encore aux embarras de la circulation automobile et aux difficultés de stationnement. Belle avancée environnementale !

Plus de "train tram" ou de "train de proximité" circulant de manière véritablement fonctionnelle sur la ceinture Nord et Est de Nîmes (impossibilité en effet d’une mise en place d’arrêts minute avec parkings relais à Talabot, Jean Bouin, Courbessac, Pont de Justice et leurs prolongations multidirectionnelles)

Alors ?