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07.05.2008

Viaduc de Courbessac = Aggravation du risque hydraulique sur SUR LA ZONE INONDABLE ROUTE D’UZES/SERNAM/JEAN BOUIN

Nous en avons la certitude: le futur viaduc de Courbessac aggravera la situation hydraulique sur tout un secteur couvrant la Route d'Uzès, la rue Vincent Faïta, la rue Pitot, la rue Sully, le carrefour Boulevard Talabot/Rue Pierre Semard, etc.

En tout cas, à ce jour aucune étude hydraulique n'a été menée à cet égard .

Force est en effet de constater que le rapport d’enquête publique (datant de 1995) est resté muet sur les risques potentiels d’aggravation du risque hydraulique que cette infrastructure fera peser sur toute une zone particulièrement sensible aux inondations (pour exemple, celles d’octobre 1988 pendant lesquelles tout fut submergé par au moins 1,5 m d’eau)

Pourtant les concepteurs du viaduc n'ignoraient pas que les orages à répétition qui s’abattent sur la ville de Nîmes sont la cause de graves inondations dans cette « zone d'aléa fort située en plein secteur urbain de NIMES » (avis hydraulique émis par le Service d'Urbanisme et d'Environnement)

Cet ouvrage d’une longueur de 1 100m prendra naissance à hauteur du Pont de l’Observance (en bout du Boulevard Talabot), longera en quelque sorte la rue Pitot, passera au-dessus du parking Jean Bouin (à l’angle de la rue Pitot et des rues Jean Bouin/Jules Verne), traversera la rue Pitot par une rampe d’accès en mur plein (à hauteur du stade Jean Bouin) et rejoindra la voie ferrée à proximité du Pont ferroviaire de la Route d’Uzès par un passage en tranchée de plus de 160 m.

Or, les deux rampes d’accès au viaduc, l’une de 125 m (le long de la Route d’Avignon) et l’autre de 50 m (en partie en plein milieu de l’actuelle rue Pitot) posées sur remblais entre des murs verticaux se situeront en zones sensibles régulièrement et abondamment balayées par des trombes d’eaux lors de violents épisodes pluvio-orageux. Ces deux rampes constitueront immanquablement des obstacles infranchissables qui détourneront les flots et ne feront qu’aggraver les conséquences des inondations récurrentes qui touchent ce secteur urbain de Nîmes.

Alors que l’enquête publique développe une contribution acoustique au projet qui se veut complète, cette même enquête publique ne mentionne absolument aucune étude hydraulique mesurant le risque d’aggravation des inondations touchant les quartiers en aval.

Il est pourtant tout à fait légitime de s’interroger sur les conséquences du percement d’une tranchée latérale à partir de la voie ferrée passant elle-même en contre bas de la colline de serre cavalier mais en surplomb du quartier Jean Bouin !

Quel crédit accorder en effet à l’évaluation du volume d’eau insignifiant qui sera retenu par le bassin de régulation (40 m3 ) prévu en aval de cette toute nouvelle tranchée latérale qui ouvrira vers la rue Pitot un espace libre d’au moins 200 m de long par 7.5 m de large dans lequel s’engouffreront les eaux en provenance notamment de la colline de Serrre Cavalier (s’échappant habituellement vers le triage de Courbessac) ?

Où encore, quel crédit accorder aux concepteurs du viaduc qui ont prévu que « le débit de fuite sera assuré par un tuyau de section 200 mm raccordé au réseau public de la ville » alors que celui-ci débouche dans le cadereau d’Uzès lequel est déjà incapable de collecter convenablement les eaux pluviales d’épisodes orageux classiques ?

Surtout que le cadereau d’Uzès s’avère être « en mauvais état (réseau fissuré et éboulé) » (Constat SAUR/SNCF du 7 juin 2006) et qu’il devra recueillir les eaux pluviales qui balayeront les milliers de mètres carrés de surface imperméablisées du tout nouveau Centre de maintenance construit sur les délaissés SNCF du SERNAM et de l’ex-gare de marchandises .

Par ailleurs, Il est tout à fait évident que le tablier en béton encadré par des gardes ballasts constitués de dalles pleines entraînera à chaque orage sur plusieurs centaines de mètres un important courant d’eaux pluviales qui aggravera les inondations à venir dans les quartiers en aval (jusqu’au secteur Talabot/Route d’Avignon)

Comment se fait-il que l’étude d’impact ait négligé de rapporter une quelconque étude prévisionnelle se rapportant à ce déversement inéluctable en zone habitée inondable des milliers de mètres cubes d’eaux réceptionnées par le tablier du viaduc en légère pente descendante?

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