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17.10.2008

Le nouveau Saint Roch à Montpellier: Voie royale pour accueillir la future gare MONTPELLIER TGV

*Extrait du Moniteur Expert.com Montpellier Feu vert pour le Nouveau Saint-Roch

MAG | Méditerranée N° 5438 du 15/02/2008 –

"Après cinq ans de discussion, la Ville de Montpellier est parvenue à un accord avec la SNCF et RFF sur les conditions de cession des terrains destinés à accueillir la ZAC du Nouveau Saint-Roch, à proximité de la gare. La Ville achètera les 5,5 ha concernés pour un montant global de 9,5 millions d'euros. Elle déboursera 10,2 millions pour reconstituer des équipements ferroviaires présents sur le site. Le nouveau quartier, qui prolongera le centre-ville vers le sud, accueillera 1 500 à 1 700 logements et 30 000 à 50 000 m2 d'activités tertiaires autour d'un parc public de plus de 12 000 m2. Il aura pour architectes en ..."


La Gazette de Montpellier

« Depuis le début des années 2000 la Mairie de Montpellier, en plein accord avec la SNCF et RFF, a lancé un projet d'aménagement urbain sur les anciennes emprises ferroviaires proches du centre-ville à savoir derrière la gare Saint-Roch ou gare de Montpellier-Saint-Roch : Le Nouveau Saint-Roch

Ainsi donc, la Ville de Montpellier s’apprête à faire deux gros chèques : Un de 4,8 millions d’euros à la SNCF et un autre de 4,7 millions d’euros à Réseau Ferré de France. Soit près de 10 millions d’euros pour acquérir les terrains sur lesquels va s’ériger ce nouveau quartier.

Somme toute, ce nouveau Saint-Roch * doit être le projet urbanistique qui va donner un coup de fouet au centre de Montpellier… »



172 euros: prix du mètre carré de terrain du futur quartier "Nouveau Saint Roch" de Montpellier

172 euros, tel est le prix d'achat du mètre carré d'emprises ferroviaires exceptionnellement bien placées en plein cœur de Montpellier. A l'évidence il s'agit là pour l'heureux acheteur (la Ville de Montpellier) d'un « prix d’ami » ridiculement bas!... Et qui ouvre une voie royale au futur quartier du «Nouveau Saint Roch de Montpellier»


WEB_CHEMIN_5221_1205229623.jpgMais en fait, qui financera l’énorme extension de la Gare Montpellier-Saint Roch (appellation récente) qui sera adossée au nouveau quartier saint Roch ? Gare qui triplera de superficie et s'étendra donc de la rue du Pont de Lattes au Pont de Sète, passant ainsi de 5 000 à 15 000 m2 (Voir en note 1).

En vérité, il s'agit là de la concrétisation rampante (de concert avec la SNCF et RFF) de ce vieux rêve de Georges FRÊCHE (maire de Montpellier jusqu’en 2004): la gare régionale TGV à Montpellier et nulle part ailleurs (en tout cas pas à l'Odysseum ni à Lattes et encore moins à Manduel ) ... Ce qui expliquerait, au plan ferroviaire régional, bien des décisions prises, à tout le moins, avec un total mépris des réels intérêts nîmois !

Pareille situation est d’autant plus surprenante qu’à Nîmes, Jean-Paul FOURNIER, son Maire, n'a pas réussi à obtenir, malgré tous ses efforts, que la SNCF renonce à construire en plein cœur de ville, sur des emplacements analogues à ceux de Montpellier (ancien site du Sernam et ex-gare de marchandises), un centre de maintenance de plusieurs milliers de mètres carrés … Un bien triste spectacle qui plombe lourdement la mise en place des infrastructures essentielles à la cohérence du futur quartier universitaire et résidentiel * « Hoche-Sernam » programmé lui aussi par la Ville de Nîmes .

… Le Conseil Régional a délibérément financé (à hauteur de 10 millions d’euros sur 14!), cette construction qui pouvait pourtant être réalisée fonctionnellement, aux portes de Nîmes (à Pont de Justice /Grezan).

A vrai dire, une telle construction aurait fortement aidé à la mise en place d’une superbe plate forme multimodale d’envergure régionale comprenant, entre autres installations, de multiples infrastructures ferroviaires (notamment un centre de maintenance TGV, gare centrale TER) tout près d’une gare Manduel-TGV, de l’aéroport de Nîmes-Garons, des accès autoroutiers, etc. Mais ...

Enfin, à quel prix la SNCF cédera-t-elle à la ville de Nîmes les parcelles ferroviaires inondables qui restent coincées entre le centre de maintenance, la rue Pitot, la rue Vincent Faïta et la rue Pierre Semard ?

A moins que les terrains (autour des rotondes et ateliers désaffectés) soient, comme cela est sournoisement prévu, en partie réservés pour l'extension indispensable du centre de maintenance aux TER thermiques (fonctionnant au gasoil). Ce qui serait le comble du mépris pour la ville de Nîmes, ses élus et ses habitants.

Note 1: Force est de constater que la ville deMontpellier avec l'aide financière du Conseil Régional a récemment fait détruire l'immense verrue que constituait un bâtiment- parking de plusieurs étages situé entre la gare actuelle et le Pont de Sète ...

Tandis que, parallèlement, le Président du Conseil Régional (et "financeur" institutionnel, à hauteur 10 millions d'euros sur 14) acceptait - en pleine ville de Nîmes - la construction d'une autre verrue: le "centre de maintenance ferroviaire de Hoche-Sernam" avec toutes ses annexes ( zones de lavage intérieures des rames, machine à laver les trains à ciel ouvert chantier de remisage avec manoeuvres incessantes de jour comme de nuit, etc.


01.10.2008

Gain de temps théorique ou facilités d'accès et gain de temps pratique ?

Entre Nîmes et Alès, faut-il vraiment continuer de privilégier un gain de durée de trajet ferroviaire (illusoire 8 minutes ? ?) avec le moins d’arrêts possible et construire un ouvrage de plus de 30 millions d’euros ?

Ou, plus que jamais, exploiter enfin fonctionnellement la structure actuelle de la ligne ferroviaire Nîmes–Alès - et notament le rebroussement de Courbessac - en y insérant de précieux arrêts minutes en ville de Nîmes et sur d’autres villages périphériques ?

Il y va de l’intérêt de milliers d’usagers potentiels qui attendent de vraies facilités pour accéder au train et ne se focaliseraient nullement sur un bien théorique « petit gain de temps... et obligation de passer par le centre-ville, etc.

En tout cas, voici un article du quotidien Le Monde *qui pourrait donner à réfléchir: gain temps à tout prix ou facilité d’accès ?


*A Bléré, à 25 km de Tours, la voiture est devenue un "gouffre" financier pour les "rurbains"

14:25 Publié dans Bons plans | Lien permanent | Commentaires (0)