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24.06.2009

Sur les questions 1948, 1956 et 1963 - Débat Public

Dans ses réponses aux questions 19481956 et 1963,  RFF sous entend qu'il n'y aura aucune gare TGV nouvelle dans l'agglomération de Nîmes et, en tout cas, que pendant des dizaines d'années,  aucune liaison directe ne sera établie entre Alès et le CNM à Manduel (mais que celle-ci pourrait ...être un  jour... si nécessaire être établie malgré la déstructuration programmée des voie actuelles aboutissant au triage de Courbessac).

Evoquant la très « hypothétique Manduel TGV » et ne prévoyant, en tout état de cause, aucune liaison directe pendant plusieurs décennies, entre Alès et le contournement de Nîmes, pourquoi RFF entretient-il l'idée d'une gare, miroir aux alouettes « à l'ouest de Nîmes » (Campagnolles), car « bénéficiant elle pleinement de l'existence du viaduc » ?

Pourquoi au prétexte « d'éviter des investissements aujourd'hui inutiles », est-il toujours prévu (depuis 1995, bien avant la DUP CNM) sur la ligne Alès-Nîmes-Alès (via le triage de Courbessac), de déposer sur plusieurs centaines de mètres deux voies existantes pour les remplacer par une « nouvelle » voie et une simple aiguille de connexion (sans aucune gestion automatisée) ? Ne cherche-t-on  pas, stupidement, à drainer systématiquement, grâce au très politique « viaduc Jean Bouin», tous les voyageurs TGV potentiels gardois, vers Nîmes-Feuchères plutôt que directement vers le futur contournement de Nîmes à Manduel ?

En vérité, ce viaduc (qui était envisageable lorsque qu'une gare TGV unique était prévue à Montpellier Saint Roch) ne l'est plus du tout du tout maintenant ... Quand nos politiques - et tout particulièrement Monsieur ROUSTAN député-maire d'Alès l'admettront-ils ? 

En tout cas,  qui peut sérieusement croire à la cohérence et (à la clarté) de ce raisonnement de RFF qui consiste à soutenir (pour faire plaisir aux politiques) que  « d'un point de vue économique, le simple fait d'éluder aujourd'hui une partie de l'investissement [quel investissement ?] rend d'ailleurs très probablement l'opération globalement rentable » ?

En quoi serait-il si « rentable » de détruire deux voies circulées actuellement par les TER Nîmes Alès-Nîmes pour en reconstituer une seule (en milieu de plateforme) ? Ce qui, de toute évidence, outre le coût, aussi minime serait-il, induirait de très sérieux problèmes pour poser "éventuellement" une seconde voie  ... un jour ... peut-être.

Pourquoi faire miroiter que  dans les prochains mois, il pourrait advenir  «qu' à l'issue du Débat Public, Réseau Ferré de France (RFF) retienne la création à l'horizon 2020 d'une gare à Manduel » ? Autrement dit, il y aurait de quoi remettre en cause la pertinence du viaduc voire,  à tout le moins, la prtinence d'un maintien des voies actuelelles. Or, si tout n'était pas  joué d'avance, pourquoi donc se presse-t-on  à vouloir coûte que coûte lancer au plus vite, la construction du viaduc de Courbessac et destructurer ce qui existe? 

 

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