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07.11.2009

Une nouvelle, obscure et illicite convention augmente de 8,8 M€ le coût du viaduc de Courbessac.

 

Un coût déjà exagérément porté à 36 M€, en application d'une précédente convention datant de mars 2006.

Résultat consternant : la partie émergée du coût de ce projet s'élèverait donc maintenant  entre 37 et 44,8 M€ au lieu de 18 M€ (aux conditions économiques 2009/2010).

Autrement dit, un  surcoût « officiel » qui dépasserait de 27 M€ le montant initial actualisé du viaduc. Ce qui représenterait une augmentation substantielle (cause supplémentaire d'annulation juridique) dépassant largement les 250% !

Et cela, pour la seule raison que le projet initial fut particulièrement bâclé et son coût largement minoré lors de sa conception initiale.

De plus, il n'est pas inutile de rappeler qu'à l'occasion de la convention dite de financement datant de Mars 2006, un projet de pont haubané non prévu initialement avait été programmé.

De fait, ce pont haubané devenait nécessaire pour pouvoir enjamber le plus économiquement possible une machine à laver les trains ainsi que des voies de service nouvelles, inopinément prévues par la SNCF (en 2005), sur le tracé du futur de viaduc.

Placé devant ce fait accompli, RFF était, dès lors, bien obligé de reconnaître en ces termes que « l'implantation de six piles aurait soulevé de très importantes difficultés techniques de réaménagement du plan de voies sous l'ouvrage »

Mais, confronté aux graves manquements de l'enquête publique en matière d'hydraulique (dénoncés vigoureusement par Nîmes Action), Réseau Ferré de France a dû finalement abandonner ce projet de «pont suspendu » afin de pouvoir intégrer dans le tablier du viaduc « une coulée creuses faisant office de bassin de rétention » et de 800 m3 [Réponse écrite de RFF à Nîmes Action ; 29 janvier 2008).

Et donc, d'épaissir très fortement la section horizontale du tablier [Nouvelle convention dont la signature a été autorisée notamment par délibération du Conseil Régional en date du 25 septembre 2009] ainsi que d'augmenter le nombre total des piliers porteurs (13 à 16) tout en faisant varier leur section afin d'élargir fortement les travées surplombant les plans de voies et la machine à laver les trains.

D'où ce coût encore supplémentaire de 8,8 M€ et une esthétique calamiteuse heureusement dénoncée par Jean Pierre DUVAL l'architecte de la Ville de Nîmes chargé du nouveau quartier Hoche Sernam :

« Pas question (...) de laisser le viaduc dit de Courbessac venir défigurer l'ensemble. « Il faut intégrer l'ouvrage dans le projet urbain. Les premières esquisses, un pont suspendu, étaient assez délirantes. RFF a revu sa copie, mais le projet manque d'homogénéité. Ils envisagent des portées différentes avec des matériaux hétéroclites. On se bat pour une cohérence pour que les piles soient les mêmes, ce qui augmente le coût de réalisation (article Midi Libre du 31 octobre 2009)

Espérons donc que la Ville de Nîmes ne lâchera pas prise !

 

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