Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

24.11.2009

Viaduc de Courbessac - Actions en cours

Jusqu'au dernier moment  le projet de viaduc de Courbessac mérite d'être combattu avec la plus vive détermination.

Ne serait-ce qu'au regard des seuls besoins nouveaux des populations ainsi que des mutations technologiques et informatiques fulgurantes qui révolutionnent notamment le transport ferroviaire.

D'autant que, à l'heure du contournement de Nîmes, de la future gare Manduel TGV et par suite d'un "aveuglant" possible Multi-pôle multimodal  Nîmes Feuchères/Manduel TGV » autour du triage de Courbessac, ce projet, archaïque et truffé de graves anomalies - qui, certes, se "justifiait" encore tant bien que mal en 1990 - devient de plus en plus calamiteux, non fonctionnel et stupide gouffre financier.

* Dernières actions en cours :

- Requête du 5 novembre 2009 devant le Conseil d'Etat - En abrogation du décret ayant décidé ensemble et indissociablement la mise en comptabilité du POS et la DUP (acte règlementaire illégal depuis l'origine, faute - avérée - d'études d'impact obligatoires lors de l'enquête publique)

- Recours gracieux en  annulation de la délibération du Conseil régional en date du 25 septembre 2009, autorisant notamment la signature d'une convention approuvant et finançant, en catimini, des travaux hydrauliques (8,8 M€ supplémentaires). Des travaux non légalement prévus et, en tout cas, non précédés par une nouvelle enquête publique ni même par une étude d'impact.

Des travaux qui augmenteront - encore plus gravement - le coût estimé du viaduc en le portant au moins à 37,3 M€ ... au lieu de 18 M€.

Et cela pour la seule partie émergée d'un "iceberg » devenu insidieusement, au fil du temps et des rattrapages d'omissions et de non dits délibérés, «l'opération Courbessac».

 

10.11.2009

L'enquête publique " viaduc de Courbessac", décidément une inadmissible supercherie.

Autre aberration : le dossier d'enquête publique  viaduc de Courbessac a "oublié" de prévoir un système de gestion des circulations ferroviaires en entrées/sorties de l'ouvrage envisagé.

La prévision d'un tel système - et bien évidemment son coût estimatif - s'avérait pourtant indissolublement lié à l'exploitation de ce viaduc ferroviaire.

Voici pourquoi :

-      ce viaduc - à voie unique - n'arrivera qu'à 950m de la  gare de Nîmes Feuchères et, par suite, un tronçon de voie ferrée principale (voie 1) sera obligatoirement parcouru à contresens par les TER à destination d'Alès. (entre le Pont de l'Observance et la Gare de Nîmes Feuchères). D'ou obligation impérative d'un système de gestion des circulations à contresens !

-      pour des raisons techniques et d'économie, une des voies actuelles et directes entre Alès/Courbessac/Manduel sera inutilement détruite, tandis que l'autre sera reconfigurée en milieu de plate-forme. Cette nouvelle voie unique, faute d'aménagements adéquats, ne sera dédiée qu'à un seul train de fret (de nuit) et, en tout cas, dépourvue elle aussi de tout système de gestion du trafic ... Sauf au prix d''appareils de voies supplémentaires et d'une augmentation déraisonnable du nombre de TER.

En effet, des TER différents seraient forcés de relier séparément (viaduc obligerait) d'une part, Alès à Nîmes-Feuchères et, d'autre part, Alès au futur contournement de Nîmes, voire directement Montpellier TGV Odysseum. Et cela plus que jamais, dans cette hypothèse - si le viaduc était construit - que la gare de Manduel TGV/TER soit reportée aux calendes grecques ... autrement jamais.

Mais pour faire aboutir ce projet plus que calamiteux, que ne ferait-on pas !

 

09.11.2009

Viaduc de Courbessac – Risques hydrauliques et géologiques illégalement négligés dans le dossier d’enquête publique

Alors que l'enquête publique (menée en 1995, voici près de 15 ans !) devait impérativement analyser les « effets directs et indirects, temporaires et permanents du projet sur l'environnement » force est de constater  l'absence inadmissible d'étude d'impact et de mesures concrètes en matière:

-      de risques notoires d'inondation au cœur même d'une zone fortement soumise à cet aléa (manquement d'autant plus rédhibitoire et illicite que le raccordement projeté développera au cœur même d'une zone inondable, 8 000 m2 de tablier imperméabilisé et en déclivité vers le Boulevard Talabot

-      des risques géologiques et hydrogéologiques engendrés par le creusement en site urbain (colline de Serre Cavalier)  d'une tranchée de 160 mètres de long dans du calcaire rocheux compact.

-      des rampes d'accès pleines sur le passage obligé des eaux pluviales superficielles

Pourquoi cette lourde "négligence" ?

Tout simplement pour masquer le véritable coût du viaduc de Courbessac aux yeux des décideurs institutionnels et des « gogos » que nous sommes sensés être ...