Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

04.03.2010

Un tour de passe-passe ...

L'opération « viaduc de Courbessac » désormais qualifiée «opération Courbessac » coûtera donc au moins 92,6 millions d'euros (Sujétions obligatoires incluses !), soit très largement plus que les 28,5 millions officiellement admis par les décideurs.

Et cela dans l'indifférence quasi générale ...

N'oublions pas, l'appellation « viaduc de Courbessac n'est que que la désignation communément admise du  sempiternel « projet de raccordement ferroviaire de 1100 m environ » entre les lignes d'ALES (à hauteur de la Route d'Uzès) et la voie 1 de la ligne TARASCON-SETE (à hauteur du Pont de l'Observance)

De fait, tout se passe comme si les décideurs publics à l'origine d'un « projet immobilier d'utilité publique » ignoraient non seulement des prescriptions impératives en matière de risque hydraulique, mais de surcroît, oubliaient « involontairement (?)» de prévoir portes et fenêtres, ou encore des équipements indispensables en vue de son  exploitation.

Des décideurs qui, pour d'obscures raisons, après une quinzaine d'années de dormance et sur la base de ladite déclaration d'utilité publique, ressuscitaient leur projet calamiteux en cherchant à imposer "légalement"  des "correctifs » indispensables et particulièrement coûteux, au prétexte d'un prétendu projet plus vaste.

Et à supposer même que ce raccordement ferroviaire soit, par extraordinaire, opérationnel pour  seulement ... 37 millions d'euros (dixit RFF) son surcoût dépasserait d'au moins 20 millions d'euros  le montant normalement prévisible, compte tenu de la variation de l'indice TP01 (indice spécifique pour Travaux publics), évolution expressément encadrée par la convention de mars 2006...mais ignorée par celle prévue - en catimini - par délibération du Conseil Régional (et autres),de septembre 2009-

Ainsi donc, le coût de ce projet bâclé qui était annoncé à 10,5 M€ (70 MF) et dont la valeur actualisée devrait être de 18 millions d'euros environ (en application de la variation de l'indice TP01) subira au minimum une augmentation substantielle de 200 % , cause supplémentaire d'annulation juridique.

Dans l'intérêt général, ce projet ancien  -  datant de plus de 10 ans -  doit, à tout le moins, faire l'objet d'une nouvelle enquête publique.

Qu'en dira le Conseil d'Etat ?

 

Les commentaires sont fermés.