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27.04.2011

Vous avez dit voile semi-continu ?

Viaduc estacade 1.jpg

Viaduc dit de Courbessac - Extrait du dossier d'enquête publique (page 31) : Le projet dans son environnement

 

Actuellement en construction dans l’indifférence quasi générale (les décideurs ont tous les droits !   Y compris de ne pas faire réaliser d'étude d'impact ou ... de faire semblant ): une rampe et estacade en béton formant un ensemble continu de 375 m de long et jusqu’ à 10 mètres de hauteur qui supportera, à partir du Pont de l’Observance et jusqu'au quartier Jean Bouin, la nouvelle voie ferrée menant au viaduc dit de Courbessac (en plein zone inondable, sans étude d’impact préalable et alors même qu’il était expressément prévu un « voile semi-continu » en raison des inondations dues aux écoulements d’eaux pluviales) .  A moins que …

Il est vrai que ces vérités, et bien d’autres, ne sont que des vues de l’esprit d’empêcheurs « d’endormissement » des électeurs considérés  comme le disait  très clairement - à sa manière - un certain Georges FRÊCHE.

Photo mur viaduc 2.jpg

 Estacade en cours de construction

 

 

11:55 Publié dans Ecologie ? | Lien permanent | Commentaires (1)

13.04.2011

INSUPPORTABLE

DSCF2470.JPG

L’association ASPIQ se dit constituée de « responsables et compétents techniquement juridiquement »

L’association ASPIQ se flatte d’être qualifiée pour traiter sainement tous les dossiers chauds … relatifs à «l’intercommunicabilté des quartiers" de Nîmes et de vouloir « se faire entendre pour participer à l'élaboration des grands projets et éviter de faire des erreurs manifestes qui coûtent très cher à la collectivité et à chaque fois c'est le dictât des politiques qui pensent seuls détenir la vérité de la technicité et du monétaire »

Alors pourquoi cette association d’esprits de haut vol et surtout bien pensants n’ont-ils absolument pas voulu s’intéresser au dossier « viaduc de Courbessac », un projet obsolète, gabegique et particulièrement bâclé qui, depuis plus de 15 ans, se moque impunément de «l'application des règlements et le respect des lois» ?

Pourquoi cette association que nous avions personnellement informée et alertée (n’est-ce pas messieurs RAYNAUD et DELMAS ?) n’ont-ils jamais réagi et ne réagissent toujours pas face à ce long serpent de ferraille qui, avec son appétit insatiable (mais jamais comptabilisé dans le projet) coûtera non pas 38 millions d’euros officiellement annoncés mais, au moins le double ?

Soit, pour les 6/8 minutes théoriquement grappillées pour passer de Nîmes-centre à Alès-centre, au moins 10 millions d’euros /par minute. Rien que ça ! Et en rebroussant, cette fois, à Nîmes Feuchères et y prendre une correspondance …

Et perdre beaucoup plus de temps que ces quelques misérables minutes dévoreuses d’argent public …

Tout cela pour réduire quasiment à néant l’espoir d’une liaison rapide directe et intelligente entre les Cévennes et la future LGV de contournement autrement dit PARIS d’une part et , Montpellier TGV (Odysseum) d’autre part.

Tout cela pour obliger les Cévenols à rejoindre obligatoirement la gare de Nîmes Feuchères et prendre une correspondance soit vers la LGV (Manduel TGV... si elle était construite) soit, vers Montpellier Saint Roch puis Montpellier Odysseum … en tramway

Tout cela pour accompagner discrètement "certains politiques" dans leur rêve chimérique d’une future liaison TGV vers le Grau du Roi en passant par la "GRANDE" GARE TGV/LENTS de NÎMES FEUCHERES ? … (démentiel !)

Enfin, tout cela en sacrifiant la faisabilité (prévue par nos anciens, voire même par RFF … encore en 2005) d’un pôle régional multimodal qui aurait permis, au moindre cout, une distribution rationnelle et rapide des liaisons régionales et péri- urbaines … en modernisant l’actuelle liaison historique directe Alès-Tarascon/Beaucaire (mais surtout pas en déposant une des deux voies menant du Pont de la route d'Uzès au triage de Courbessac!)

En tout cas, Messieurs de l’ASPIQ et consorts sachez que vous avez malheureusement gâché, à cet égard, l’occasion de monter vraiment que vous étiez "apolitiquement"  capables, au moins, de combattre l’absence plus que scandaleuse d’étude d’impact hydraulique et géologique dans ce dossier vampire.

Il est vrai que vos "spécialistes" n’ont rien à redire sur les graves conséquences potentiellement prévisibles d’une tranchée de 180 mètres qui va « creuver » la colline de Serre Cavalier, au surplomb d’une zone notoirement inondable.

Photo mur viaduc.jpg

Ou encore, sur les autres graves conséquences potentiellement prévisibles de l’édification des grandes murailles de béton de plusieurs centaines de mètres de long qui vont, immanquablement, modifier les écoulements des eaux de surface dans une zone particulièrement inondable (rue Pitot prolongée sur 50 m et du côté des Route d’Avignon/rue Pierre Semard pour le reste. Etc.

Jean-Pierre SUISSA

Comité de quartier Jean Bouin/Nîmes Action

07.04.2011

Le juge des référés du Conseil d'Etat et "étude d'impact" - viaduc de Courbessac

Voici, le contenu intégral de ce que le commissaire enquêteur a  écrit en matière d’étude d’impact (relativement aux incidences hydrauliques et géologiques) dans le dossier d’enquête publique «viaduc de Courbessac »

III- ANALYSE DES EFFETS DIRECTS ET INDIRECTS TEMPORAIRES ET PERMANENTS DU PROJET SUR L’ENVIRONNEMENT  (Page 27)

A - EAU

Le projet n’a pas d’impact notoire sur la circulation des eaux pluviales et souterraines.

Seule la zone en tranchée rocheuse canalisera les eaux de surface.

Des dispositions sont prévues pour leur évacuation

 VI  - MESURES ENVISAGEES POUR SUPPRIMER, REDUIRE OU CVOMPENSER LES CONSEQUENCES DOMMAGEABLES DU PROJET  (Page 56)

D - RETABLISSEMENTS D’ACCES ET DES CIRCULATIONS

b - Réseau d'Eaux Pluviales

 Compte tenu du profil en long de la voie nouvellepestée nord/sud, ilest nécessaire d'évacuer les eaux pluviales en limite du domaine S.N.C.F.

 La partie amont (côté nord)sera équipée d'unfossé récupérant les eaux pluvialesde la tranchée rocheuse.

 En prolongement la partie aval sera munie d'un bassin de régulation de40 m3 (volume calculéà raison de 50 l/m2 de surface d'eaux pluviales récupérées par lefossé).

 Le débit de fuite du bassin sera assuré par un tuyau0 200 raccordé au réseau publicde la ville situé à proximité.

 Ces dernières dispositions d'évacuation des eaux pluviales font l'objet de recommandationsde la ville de NIMES en concordance avec le plan de lutte contre les inondations

 Montant pour l'ensemble des rétablissements:0,70 MF

 

Et voici , dans son ordonnance n° 340558 du 15 juillet 2010, ce qu’en a déduit le juge des référés du Conseil d’Etat pour rejeter la demande de « suspension de l'exécution du décret à caractère réglementaire du 14 août 1996 déclarant d'utilité publique et urgents les travaux de construction … [du viaduc  dit de Courbesac] … et portant mise en compatibilité du plan d'occupation des sols de la commune de Nîmes, dans le département du Gard » :

« Il ressort des pièces du dossier que le dossier de l'enquête préalable à la déclaration d'utilité publique comportait bien une étude d'impact, laquelle incluait une partie consacrée à l'eau, estimant que le projet n'a pas d'impact notoire sur la circulation des eaux pluviales et souterraines ; qu'ainsi, la demande tendant à ce que le juge des référés fasse usage des pouvoirs qu'il tient, en l'absence d'étude d'impact, de l'article L. 122-2 du code de l'environnement, doit être rejetée comme étant manifestement mal fondée »

 L'ASPIQ a eu bien de la chance avec le Tribunal administratif de Nîmes!