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09.01.2008

Train Tram et plate-forme intermodale de Courbessac à Manduel

Sous la plume de Jean Paul FOURNIER, Maire de Nîmes, dans son ouvrage « Confidences au cœur de Nîmes » nous avons relevé la confirmation de son constant souci :

- de concrétiser l’exploitation fonctionnelle de l’étoile ferroviaire nîmoise par la mise en place d’un train tram multidirectionnel.

- de développer une grande zone intermodale en prolongement du futur aménagement urbain allant de Hoche-Sernam à Pont de Justice.

- que la Gare TGV desservant notamment le bassin NIMES ALES MONTPELLIER soit implantée à MANDUEL

Pour nous aussi à NIMES ACTION il s’agit là de clés essentielles pour renforcer considérablement le poids économique et humain de l’agglomération Nîmoise au sein de notre Région. Une chance majeure pour l’avenir de notre département.

A notre sens, tout Gardois véritablement soucieux de l’avenir du Bassin NÎMES-ALES se doit d’encourager et d’apporter, autant que faire se peut, un soutien déterminé à de tels projets qui conjuguent un développement urbain et économique autour du secteur GREZAN, PONT de JUSTICE, COURBESSAC le centre de gravité - atout majeur- de l’étoile ferroviaire gardoise.

Mais à cette condition indispensable : que la gare TGV ne soit pas implantée à l’ODYSSEUM comme le projettent de plus en plus clairement RFF et autres décideurs politiques dans la Région.

D’autant que le contournement ferroviaire de NÎMES induira, à court terme, la suppression logique et donc inéluctable de TOUT arrêt TGV en gare de Nîmes-Centre. Ce qui malheureusement n’est pas intégré par nombre d’élus gardois (à la grande satisfaction - et pour cause - de leurs collègues voisins)

Extrait de « Confidences au cœur de Nîmes » :
« … je prône une nouvelle organisation des transports en commun à Nîmes. Nous avons deux projets : d'une part, celui d'un bus à haut niveau de performance, circulant en site propre, avec des arrêts autoguidés, bénéficiant de cadences courtes et régulières. La première ligne qui desservira le sud de la ville à partir d'un parking au stade des Costières et remontera tourner autour de l’Écusson, doit être ouverte d’ici la fin de l’année 2009 voire au début de 2010.
On pourra garer sa voiture dans un parc à l'extérieur de la ville et bénéficier de ce transport pratique et écologique.
D'autre part. il nous faut profiter des voies ferrées libérées par la réalisation du contournement TGV Nîmes-Montpellier. Un « train-tram », en tout cas un moyen de transport sûr, silencieux et non-polluant pourrait y circuler, qui relierait la nouvelle gare TGV de Manduel à la gare centrale de Nîmes et desservirait 80 % des communes de l’agglomération. Ce nouveau moyen transport partirait, à Nîmes par exemple, de Saint-Césaire pour gagner l'avenue du Maréchal-Juin, le lycée Hemingway, le Planas, la gare centrale, le Chemin- bas-d'Avignon, le Pont-de-Justice... Il remonterait vers l'est pour irriguer les quartiers-nord, Vauban, la Tour-Magne, l'Eau-Bouillie, le Bois-des-Espeisses, les Hauts-de-Nîmes jusqu'au Clos-Gaillard. D'après une étude, 70 % de la population nîmoise se trouverait à moins de sept minutes à pied d'une station. Autant dire que cela faciliterait considérablement la vie des Nîmois et offrirait à nos visiteurs un réseau extrêmement commode et confortable.

C’est surtout un projet ambitieux qui nous permettrait d'être au rendez-vous de l'avenir : souvenons-nous des élus qui, en leur temps, ont refusé le rail, isolant ainsi leur commune et retardant son développement pendant des années. Nîmes, sous l'impulsion de Paulin Talabot, cet ingénieur de génie, n'avait pas fait cette erreur à l'époque (1a 1igne Nîmes-Beaucaire fut même l’une des premières de France), elle ne la commettra pas davantage demain. Car si l'on regarde une photo aérienne, on se rend compte immédiatement que la ville ne s'est presque pas développée à l’Est. C’est bien là que se trouvent ses potentialités de progression. Une gare TGV, de nombreux exemples le montrent, est toujours un centre d'activités nombreuses, extrêmement intéressantes pour l'essor d'une ville. Entre Nîmes el Manduel, située au sud-est de la cité des Antonins, sur l'ancienne Via Domitia dont elle conserve pieusement une borne militaire, on peut imaginer la création d'une plate-forme intermodale de transport et de nombreuses activités qui pourront s'y développer. Entre Nîmes et Manduel, la proximité, la continuité sont déjà là, via l'avenue Bir-Hakeim et Grézan. Nous avons d'ailleurs intégré dans le projet Hoche-Sernam un passage sous les voies afin de rejoindre tous ces quartiers-est. Nous reverrons, j'en forme le souhait et j’en ai la conviction, le tram de mon enfance. Bien sûr, ce sera un autre véhicule, plus moderne, plus silencieux, plus sûr et plus confortable »

07.12.2007

D’Alès à la gare Manduel TGV, comment éviter de passer par la gare de Nîmes centre?

I - Hypothèse qui nous semble être la plus sérieuse (dans l'intérêt des Nîmois, des Alésiens et des Gardois en général)

Plan d'un SCENARIO (N°3) présenté par RESEAU FERRE DE FRANCE et visant une exploitation véritablement fonctionnelle de l’étoile ferroviaire nîmoise (sans VIADUC Jean Bouin)


medium_Scenario_RFF_SNCF_3.jpg

AVANTAGES :

Accès direct d’Alès à la gare Manduel TGV, d’où un véritable désenclavement du grand Alès (grâce au maintien de la double voie ferrée entre Courbessac et le Pont de la Route d’Uzès laquelle voie disparaîtrait avec le viaduc)

Gain de temps de 5 à 6 minutes sur les durées aller-retour entre NÎMES CENTRE et ALES (avec utilisation de la Voie ferrée 104 et/ou la remise en service - à moindre frais - de la voie ex-charbonnage désaffectée depuis longtemps)
Actuellement et très curieusement d’ailleurs, force est d’observer que pour se rendre de Nîmes à Alès (ce qui nécessite le cisaillement de voies) il ne faut que 37 minutes en moyenne alors que pour se rendre d’Alès à Nîmes (qui ne nécessite aucun cisaillement) il faut plus de temps soit en moyenne 39 minutes

A Nîmes, succession d'arrêts minute avec parkings relais, voire construction d'une Gare de correspondance TER (celle-là même envisagée par la SNCF dans le scénario n°3)
- Pont de l'Observance (Jonction de la Route d'Avignon avec le Boulevard Talabot)
- Jean Bouin/Chemin bas d’Avignon
- Courbessac/Serre Paradis (à hauteur de l’ancienne pharmacie SENOCQ)
- Pont de Justice (centre naturel de l’étoile ferroviaire nîmoise)

(De plus, et de toute évidence, accès facile à partir du périphérique, de la nationale 106, de l’autoroute, etc.) ce qui va tout à fait dans le sens du futur développement inéluctable du secteur Courbessac /Marguerittes
et d'un complexe multimodal



II - Hypothèse qui parait bien peu sérieuse (au profit de quels intérêts ?)

Plan d'un autre SCENARIO (N°2) présenté par RESEAU FERRE DE FRANCE
(avec viaduc Jean Bouin)


medium_Scenario_RFF_SNCF_2.3.jpg


Gain de temps annoncé (pour le moins illusoire) de 8 minutes entre Nîmes et Alès, mais:

Aucune liaison directe entre Alès et Manduel-TGV (disparition d’une des deux voies entre Courbessac le Pont de la Route d’Uzès, cette disparition étant rendue nécessaire pour permettre le raccordement du viaduc sur l'actuelle voie ferrée)

Perte de temps puisque pour accéder au TGV (ou d’en revenir) les Alésiens seront obligés de passer par Nîmes-Centre (ou par le seul futur arrêt Kléber à hauteur du Pont de chemin de fer de la Route d’Uzès), scénario qui ajoutera encore aux embarras de la circulation automobile et aux difficultés de stationnement. Belle avancée environnementale !

Plus de "train tram" ou de "train de proximité" circulant de manière véritablement fonctionnelle sur la ceinture Nord et Est de Nîmes (impossibilité en effet d’une mise en place d’arrêts minute avec parkings relais à Talabot, Jean Bouin, Courbessac, Pont de Justice et leurs prolongations multidirectionnelles)

Alors ?

06.12.2007

Reflexions sur l'utilisation des TER

Selon Christian Gérondeau, président de la Fédération française des Automobile Clubs et des usagers de la route: (Le FIGARO)

« Un sondage (Ipsos, 27 et 28 octobre 2006) a montré que seuls 1% des habitants de province de plus de 25 ans y ont recours au moins une fois par semaine, et 97% jamais ou presque.

Les Transports express régionaux (TER) font ainsi la fierté de nos conseils régionaux qui, en 2007, y ont consacré 3,5 milliards d’euros, soit autant qu’aux lycées dont ils ont la charge.

Avec des recettes perçues auprès des usagers de l’ordre de 9 milliards par an, les chemins de fer assurent désormais moins de 5% de nos transports puisque nos compatriotes consacrent à leurs voitures et à leurs camions plus de 200 milliards d’euros chaque année.

Pourtant, nous agissons comme si le rail et la route avaient des poids égaux et nos subventions publiques au chemin de fer atteignent au total 12 milliards d’euros par an et s’accroissent au rythme d’un milliard d’euros chaque année.

Qui pourrait croire que notre pays consacre plus d’argent à moins de 5% de son système de transport qu’à ses universités ?»