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21.01.2007

Geoges Frêche: "Dans quatre ans, nous nous regrouperons avec Alès et Nîmes pour former une collectivité d'un million d'habitants".

Nous apprécions que M. Georges FRECHE dise et redise :
« Dans quatre ans, nous nous regrouperons avec Alès et Nîmes pour former une collectivité d'un million d'habitants. Nous pourrons alors jouer à l'échelle mondiale. Je donne rendez-vous à Marseille et Toulouse. »

ou encore :
« Pour la région Languedoc-Roussillon depuis les élections victorieuses de 2004, ce projet est vital : Il s’agit d’équilibrer Toulouse et Marseille afin de pouvoir jouer à l’échelle mondiale. Dans mon esprit, cette communauté doit intégrer, à terme, Nîmes et Alès. »

Nous apprécions aussi ces grandes lignes du protocole de COOPÉRATION RENFORCÉ ENTRE NIMES MÉTROPOLE et GRAND ALÈS sur lesquelles Messieurs ROUSTAN et FOURNIER se sont accordés.

Pour nous ausi, il est vrai :

Que: « les enjeux ferroviaires constituent une priorité pour les deux Agglomérations qui soutiennent en particulier l’inscription au futur Contrat de Projet Etat-Région de la modernisation de la ligne ferroviaire Nîmes-Alès.(…) et notamment, son électrification et la création de la halte ferroviaire Hoche-Sernam».

Que: « l’évidence d’une meilleure utilisation de cette ligne ne peut plus être ignorée ».


Mais nous en sommes certains :

Il serait grand temps - avant qu'il ne soit trop tard - de tordre le coup à ce dogme archaïque selon lequel «l’avenir du bassin nîmo- alésien et celui de l’étoile ferroviaire nîmoise passent par la construction du viaduc de Courbessac …»

Quand les tenants de ce projet comprendront-ils que l’exploitation rationnelle du rebroussement de Courbessac et de solutions potentielles évidentes (le monde et les techniques évoluent !) permettraient à la fois :

- de raccourcir la durée du trajet entre Alès et Nîmes et surtout mettraient Alès en liaison TER directe et rapide avec la future gare Manduel/TGV

- de donner un sens et un avenir certain au train tram urbain et périurbain nîmois faisant tant sourire " ceux qui ont décidé une fois pour toutes que ce n'était pas la bonne solution.


Pourquoi vouloir à tout prix gaspiller 30 millions d’euros et perdre la chance de mener à bien un véritable projet cohérent et économique de « développement durable » dans l'intérêt général ? …

Quand acceptera-t-on de prendre le risque d'une remise en question de certitudes acquises d'un autre temps ?

15.01.2007

Max Roustan: On constate une augmentation significative des permis de construire entre Nîmes et Alès

Le 25 mars 2005, Max ROUSTAN, Député-maire d’Alès déclarait au cours d’une réunion multipartite organisée à l’initiative de la Direction Régionale de l’Equipement consacrée à l’examen de la problématique ferroviaire nîmoise :

« Le bassin d’Alès qui comprend 240 000 habitants est enclavé » et : « Une augmentation significative des permis de construire est constaté entre Nîmes et Alès »
Ou encore : « Souhaitons que dans 20 ans, la liaison ferrée Nîmes-Alès soit une véritable navette propre à desservir les deux villes »

Quant à Bernard DURU, le Directeur départemental de l’Equipement du Gard celui-ci confirmait, l’augmentation importante des permis de construire entre Nîmes et Alès et précisait que « les travaux de la RN 106 à l’entrée de Nîmes ne se réaliseront qu’en 2012-2014 », que la desserte entre les deux villes a donc besoin du train et qu’il convenait de raisonner multimodal vu la future «dégradation inévitable de l’accessibilité et l’augmentation prévisible du temps de trajet en voiture ».

Si nous partageons cette vision du futur développement du bassin nîmo-alésien et de l’importance du rail sur cet axe du futur, par contre nous sommes plus que jamais convaincus que la construction du viaduc Jean Bouin (mal nommé viaduc de Courbessac) sera une gabegie inutile dans l’intérêt illusoire de la seule ville d’Alès. Pour satisfaire un très vieux « projet désuet du 19ème siècle » ? …

« Le premier projet de viaduc qui remonte à Napoléon III est l’œuvre d’un ingénieur nîmois nommé CHEBASSUS » (Michel LESCURE – Direction départementale de l’équipement du GARD). Autrement dit du temps … des locomotives à vapeur, des aiguilles actionnées manuellement , de la voie de l’ex-charbonnage (contiguë au cimetière Saint Baudile, tout au long de l’artère principale entre le dépôt et Courbessac, mais désaffectée et… très curieusement oubliée … elle aussi.

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De nos jours, alors que TOUS les TER sont réversibles, que les circulations de service sont nettement moins nombreuses (disparition du triage par gravité, manœuvres de retournement de locomotrices devenues inutiles), alors que la très haute technicité de la SNCF s’avère indiscutable dans les domaines hyper développés touchant aux moyens techniques et opérationnels, alors que les besoins actuels de circulation ferroviaire intra muros sont criants, une priorité s’impose d’urgence : la faisabilité d’une solution alternative économique et efficace, celle de la VOIE 104 (pour faire simple) qui doit pouvoir se substituer au projet obsolète de viaduc Jean Bouin.

Pourquoi Réseau Ferré de France s’obstine-t-il à éluder par tous les moyens cette proposition de solution voie 104, solution tout à fait appropriée pour gagner presque autant de précieuses minutes que le viaduc sur la durée de trajet Nîme-Alès (6 minutes au lieu de 8) ?

Pour sauver la précieuse voie ferrée Nîmes-Alès-Nîmes (nous aussi, nous le souhaitons !) il suffirait, sous la houlette des Agglo de Nîmes et Alès, du Conseil régional, du Conseil général en coordination avec la SNCF/RFF (à l’exemple du tronçon de ligne 2 du tramway de Montpellier) de la dédier au plus tôt à un TER cadencé doublé d’un véritable train tram.

Ce train tram (l’outil crée le besoin !…) irriguerait TOUT le bassin nîmo-alésien dans le respect d’une utilité réellement partagée entre nos deux villes …et donc dans l’intérêt de TOUS.

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Mais pour que la voie ferrée Nîmes-Alès-Nîmes parvienne rapidement au rang de «navette » capable de desservir TOUT le bassin nîmo-alésien, il faudra nécessairement créer au plus vite un maximum de haltes minutes avec parcs relais entre les gares de Nîmes-centre et Alès-centre et surtout, sur les parcours intra-muros du TER cadencé et celui du train tram.

Avec le projet de VOIE 104 (au prix d’aménagements réduits), les Gardois et tout particulièrement les Nîmois disposeraient de TROIS haltes minutes essentielles:
- l’une, à l’entrée nord-est de la ville (Serre paradis/Pont de Courbessac avec Parc relais sur la friche ferroviaire jouxtant le Pont de la route Courbessac)


- les deux autres, tout à proximité du futur quartier HOCHE-SERNAM dont les besoins en échanges multimodaux seront très importants : Pont de l’Observance en bout du Boulevard Talabot (parc relais à définir) et Jean Bouin, avec parcs relais de part et d’autre du Pont du Diable (parking Jules Verne et friche ferroviaire de la rue Vignaud)

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Sans compter, à plus long terme, la faisabilité logique d’un scénario combinant le parcours desTER et train tram à partir de la future gare TGV de Manduel en passant par une GARE DE CORRESPONDANCE implantée au Pont de Justice afin de desservir :
- Marguerites,
- la Halte Kléber puis différentes haltes sur la ceinture Nord de Nîmes et tout le bassin nîmo-alésien jusqu’à Alès,
- la gare Nîmes-centre avec haltes à Serre Paradis, Jean Bouin, Talabot mais aussi avec une prolongation vers Saint-Cézaire d’une part, et Le Grau du Roi, d’autre part.

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Loin d’être «un élément clé de l’étoile ferroviaire de Nîmes» comme le soutient sans conviction RFF, ce viaduc obsolète condamnerait (gaspillage inutile de presque 30 millions d’euros) non seulement DEUX HALTES MINUTE essentielles pour Nîmes, mais accaparerait d’autant, le seul investissement capable d’assurer - par transfert dans l’immédiat-, la survie de la liaison ferroviaire Nîmes-Alès-Nîmes. A savoir, une ligne TER /TRAIN TRAM moderne et rapide au bénéfice de TOUS sur le bassin nîmo-alésien.

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Quant au couloir ferroviaire entre le Pont de l’Observance et Saint-Cézaire, celui-ci pourrait, sans difficulté réellement majeure, être élargi en mettant, par exemple, à profit d’emprise inutile des talus actuels. Ce serait aussi l’occasion de faire disparaître le «triste spectacle » des arches fermées de bric et de broc tout au long du viaduc Talabot/Sergent Triaire.

Question de bonne volonté concertée entre l’Agglo de Nîmes, l’Etat, la Région, le Département, la SNCF/RFF et …bien évidemment les Gardois !

09.01.2007

Habitant Nîmes étant petit, j’ai vu circuler le tramway.

Quelques extraits du "Débat public sur la politique des transports dans la vallée du Rhône et l’arc languedocien
qui s'est tenu à Alès, le 14 juin 2006

Propos de Monsieur CORRAZE

"Je suis un modeste usager et client de la SNCF. Je suis frappé par l’incohérence de la situation actuelle qui perdure depuis 30 ou 40 ans. Si on avait consacré autant d’argent à la réfection de la ligne Nîmes/Alès, on aurait une espèce de métro entre Nîmes et Alès à vingt minutes". (...)

"Quand on arrive à Nîmes, c’est l’asphyxie. Ça bouchonne pendant des heures. Est-ce que tout ceci ne doit pas être mis en cohérence ? Habitant Nîmes étant petit, j’ai vu circuler le tramway.

"Il faut savoir qu’à l’entrée d’Alès, les autorails ne peuvent pas rouler à 140 à l’heure. Ils roulent à 30 à l’heure pour rentrer dans la gare d’Alès. C’est du jamais vu. Je ne sais pas ce qu’il faut faire. Il y a vraisemblablement une carence des pouvoirs publics, en particulier de la SNCF, de RFF, depuis 30 ans pour en arriver à ce point-là de catastrophe".

"On a le Conseil régional qui achète des appareils pour rouler à 130 à l’heure et on est
ici à 30 à l’heure !"


"Le viaduc, je ne sais pas s’il faut en être fier. D’après ce que j’ai entendu, il n’est qu’à une voie.
Pour couper le sillon du bas d’Avignon à Nîmes, bravo, ce n’est pas mal !
.

Si nos anciens avaient construit au rabais les gares de Saint-Lazare et de Lyon, Paris n’existerait pas parce qu’on ne pourrait pas pénétrer dans Paris" ...


Propos de Philippe DOMERGUE, Chargé de mission au Conseil supérieur du service public ferroviaire


"Bien sûr. En ce qui concerne la rénovation du réseau, il se trouve que je suis venu de Paris en
prenant le Cévenol et que j’ai fait le parcours sur la locomotive entre Clermont et Alès. Je me suis fait expliquer les différents ralentissements sur cette ligne. Effectivement, c’est triste. Le nombre de limitations de vitesse que le mécanicien et le chef traction m’ont cité est assez effrayant. Le plan de rénovation annoncé par le ministre aujourd’hui n’est qu’une rustine puisqu’il prend à la SNCF et à RFF des ressources sur d’autres rubriques. Finalement, ça va très bien jusqu’aux élections de 2007, et après on verra. Voilà les quelques réflexions que je voulais faire en introduction"….