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28.05.2008

Alternative au projet viaduc de Courbessac : l'option type VOIE 104

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Sucession de 5 vues photographiques annotées de l'artère littorale et des voies d'entrées/sorties du Dépôt SNCF Pierre Semard et du tout récent Centre de maintenance des TER



ce22ca853e65055cacb4582cbbf7e7eb.jpgLe projet viaduc de Courbessac


Option Viaduc


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Option voie 104

20.05.2008

Comprendre le tracé du viaduc et les plans de voies

Extraits de la Brochure "INSTRUCTION MIXTE" comprenant le DOSSIER d'ENQUÊTE PREALABLE à la DECLARATION d'UTILITE PUBLIQUE du RACCORDEMENT de NÎMES à la LIGNE d'ALES

f9b89a6b58a72a8bcc1c56b5b06099ab.jpgEXTRAIT n°1: lieu de raccordement du viaduc avec la voie 1 de l'artère littorale

ec661c3f094a045d81fe4a48eda3dfc7.jpgEXTRAIT n°2: les diverses voies principales et de service du secteur Dépôt/Sernam


ada55a262a75bd9a72705858e8c1e873.jpgCes deux documents montrent :

- que le raccordement du viaduc ne se fera qu'à 950 m de la gare Nîmes-voyageurs avec déplacement des conflits de circulation sur l'artère principale.

- que TOUS les TER partant de Nîmes-Voyageurs et se rendant vers Alès circuleront désormais à contre-sens sur la voie V1 de l'artère littorale dans un goulet où la voie V1 est déjà plus chargée que la voie 2 (voir brochure DUP page 22)

- l'impossibilté de se rendre directement sur Nîmes-voyageurs pour les engins (au moins une trentaine) sortant quotidiennement du dépôt SNCF et du Centre de maintenance (depuis quelques semaines)

- l'obligation pour ces engins de rebrousser au Poste 3 (comme les TER Nîmes-Alès-Nîmes ), de couper la voie V2 de l'artère littorale puis de revenir vers Nîmes-voyageurs par la seule voie disponible actuellement, à savoir la voie V1 de l'artère littorale

D'où une consommation considérable de sillons non dévoilée par la SNCF et RFF ...

19.05.2008

Sur le gain de 8 minutes annoncé par la SNCF

Commentaires écrit par Thomas

"j'aimerais savoir quel est le gain de temps que vous pensez que le viaduc peut faire gagner, puisque vous trouvez le chiffre de 8 minute fort discutable. 8 minutes me semble pourtant assez logique étant donné la suppression du rebroussement et le gain en distance de parcours. Quand on voit le temps que prend une simple relève de mécanicien, on imagine quelle peut être l'exaspération des usagers actuels de la ligne."

Vous dites : > "Pourquoi ne pas comprendre une fois pour toutes que le meilleur moyen de pérenniser la liaison ferroviaire NIMES-ALES et > d’augmenter la fréquentation sur cette ligne c’est la voie 104 avec de multiples haltes minutes intra et interurbaines ? " Ce que je ne comprend pas, c'est comment en rajoutant des haltes dans des quartiers peu denses, sans réduire la distance parcourue, on peut rendre la ligne plus attractive... Il est pourtant clair que seul un gain de temps conséquent peut attirer de nouveaux usagers. Bien sur la solution que vous proposez serait une amélioration par rapport à la situation actuelle, mais pourquoi se contenter d'un pis-aller ? ce viaduc devrait déjà être construit et en service depuis de nombreuses années."


Nos réponses:

Sur le gain de 8 minutes annoncé par la SNCF (sans évoquer ici les conflits de circulation et vraies surcharges de l’artère principale dissimulés par la SNCF/RFF)

Par le " le viaduc" :

Longueur de trajet entre Nîmes-voyageurs et le raccordement de voie nouvelle en contrebas de Serre Cavalier (à proximité du Pont ferroviaire la Route d’Uzès)

De Nîmes voyageurs au Pont de l’Observance : tronçon d’artère littorale (voie1) d’une longueur de 950 m (qui sera parcouru dans les deux sens, c’est-à-dire aussi à contre-sens, par les TER montant de Nîmes-voyageurs sur Alès)
Du Pont de l’Observance au raccordement de Serre Cavalier : voie nouvelle d’une longueur de 1 100m.

D’où une distance totale de 2 050 m

Vitesse moyenne 60 km/h

Durée de parcours estimée : 2 min

Inconvénient : un seul point d’entrée et de sortie sera possible : la gare de Nîmes-voyageurs (parking coûteux, encombrements de circulation, pollution, perte de temps inévitable sauf pour ceux qui, habitant ou travaillant à proximité de Nîmes-voyageurs, peuvent y accéder à pied, en vélo , voire en bus et qui, pour beaucoup, ne raisonnent pas forcément en sacro saint "gain de temps"


Remarque : la gare de Kleber Hoche prévue dans le cadre du projet Hoche-Sernam ne pourra, en tout état de cause, ne desservir que le futur quartier Hoche-Sernam et les résidents du secteur (à échéance de 15/20 ans … si tout va bien) et ne sera qu’un petit plus …

Par la voie actuelle

Longueur de trajet entre Nîmes-voyageurs et le raccordement de voie nouvelle, en contrebas de Serre Cavalier (à proximité du Pont ferroviaire la Route d’Uzès)

De Nîmes-voyageurs au rebroussement de la Montée des Alpins (dit de Courbessac) : tronçons d’artère littorale d’une longueur de 2 250 m (voies 1 et 2 parcourues dans leur sens normal)
Du point de rebroussement de la Montée des Alpins (dit de Courbessac) au raccordement de Serre Cavalier sur une longueur de 850 m (ligne ferroviaire de Saint Germain des Fossés)

D’où une distance totale : 3 100 m (soit environ 1 000 m de plus que par le "viaduc")

Vitesse moyenne : 35 km/h

Durée de parcours : 5,3 min (Soit 3,3 min de plus en durée de parcours ferroviaire)

A observer une absence totale de possibilité d’arrêt minute pour voyageurs au point de rebroussement – situation qui se comprenait encore voici quelques dizaines années (technologie peu évoluée, énergie bon marché, etc.) - mais qui est devenue une aberration !

En fait, seuls les cheminots pouvaient, dans le temps, profiter de cet arrêt au point de rebroussement pour descendre /ou monter des rames Nîmes-Alès-Nîmes (en pleine voie)
A cela, il faut ajouter un temps d’arrêt d’environ 1 minute au point de rebroussement (indépendamment des temps d’attente liés aux problèmes d’insertion ou de sortie de l’artère littorale compte tenu de l’organisation simpliste du trafic)

Reste qu’une bizarrerie bien surprenante interpelle :

En effet, selon l’argumentaire de la SNCF/RFF (présenté aux élus et institutionnels décideurs de la dépense de nos deniers), la durée moyenne des trajets aller ou retour (sans arrêt) de Nîmes vers Alès est indistinctement fixée à 35 minutes , alors qu’il suffit de consulter les horaires voyageurs pour constater que la durée moyenne des trajets Nîmes-Alès (10 TER sans arrêt) est de 37,2 minutes (soit 2 minutes de plus que celle annoncée) tandis que la durée des trajets Alès-Nîmes ( 6 TER sans arrêt) est de 39,2 minutes ( soit 4 minutes de plus que celle annoncée )
Il nous est pour le moins difficile d'admettre que les trains se rendant à Alès et qui n’ont aucune voie principale à couper, puissent mettre plus de temps que ceux qui descendent d’Alès et qui coupent la voie 2 de l’artère littorale (source théorique d’allongement des durées de trajet)

Au final, en trajet intrinsèque, sans tenir compte d’autres facteurs, le viaduc permettrait de gagner entre 4 et 5 minutes par rapport à la configuration actuelle

Par la solution alternative dite voie 104

Distance totale parcourue : 3 100 m (équivalente à la distance actuelle, soit environ 1 000 m de plus que par le "viaduc")

Vitesse moyenne 40 km/h (en vérité cette vitesse devrait approcher les 45 km/h)

Durée de parcours environ : 5 min (soit environ 3 min de plus qu’avec le viaduc)

Dans cette hypothèse, il faut noter que l’on parviendrait à une occupation de l’artère littorale considérablement réduite par l’utilisation de la voie104 et la mise à contresens de la voie 2 (au lieu de la voie 1 dans le cas du viaduc). D’où, en raison d’une diminution logique des circulations de service sur l’artère littorale, un gain de sillons supérieur sinon égal à celui annoncé par la SNCF avec le viaduc

Par ailleurs, sans revenir sur ses autres avantages, par l’implantation possible (dans de brefs délais), outre Nîmes-voyageurs, de points d’accès et de sortie (haltes minutes à Jean Bouin, Chemin Bas d’Avignon, et Serre Paradis ), la solution alternative voie 104, serait très profitable non seulement aux usagers habitant ou se rendant dans les quartiers Est de Nîmes mais aussi aux nombreux Gardois (Courbessac-village, Poulx, Marguerittes, Saint Gervasy, Bezouce, etc, etc …) obligés d’utiliser leur véhicule pour accéder au centre-ville de Nîmes et éventuellement se rendre ou revenir d’Alès en train.

Somme toute, est-il plus important de gagner prétendument 8 minutes (non prouvé par RFF/SNCF) - entre Nîmes et Alès (et deux ou trois villages intermédiaires), ou d’offrir une vraie opportunité de liaisons fonctionnelles intra et extramuros qui, dans tous les cas de figure, seraient certainement plus attractives pour de nombreux usagers actuels et futurs (car plus rapides – des entrées et sorties de Nîmes à Jean Bouin/Vignaud ou encore à Serre Paradis, etc. )

D’où, sans aucun doute, des gains de temps en trajets voiture, des gains de temps en parcours ferroviaire(pour ceux qui, par exemple, embarqueraient ou débarqueraient à serre Paradis), des réductions d’encombrement routier, de pollution , de consommation de carburant, etc.)

Réfléchissons bien, la priorité actuelle est-elle sérieusement de grappiller sur papier seulement, quelques petites minutes ?

Des trains cadencés, des arrêts judicieusement exploités, des parkings relais, des liaisons intermodales , voilà, nous semble-t-il, la véritable portée immédiate de la solution type voie 104…

Enfin, si le viaduc avait été un projet considéré par tous au sein de la SNCF et RFF comme un projet vraiment sérieux et utile à l'intérêt général, il y a belle lurette que ces PUISSANTS l'aurait construit...

En fait, à qui ce viaduc profitera-t-il ? Certainement pas aux Nîmois !