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08.04.2008

Centre de maintenance SNCF Sernam -Pitot- Jean Bouin Nîmes

ABUS DE POUVOIR et/ou LAXISME ? (note n°1)


Pour écarter toute possibilité de construction de ses installations de maintenance des TER au Pont de Justice-Grezan (loin de toute habitation, avec d’immenses friches ferroviaires et divers ateliers dédiés au chemin de fer ) la SNCF a fait répondre avec une extrême désinvolture (Extrait d’un mémoire en défense du Préfet du Gard pour la SNCF):

« Le secteur d’assiette du projet se trouve dans les propriétés de la SNCF, alors que le site avancé (Pont de Justice) appartient aux réseaux ferrés de France (RFF), établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) distinct de la SNCF ».

Pourtant rien n’était plus facile pour la SNCF et RFF que de procéder à des échanges ou tout simplement à leurs habituels arrangements (comme par exemple la cession par la SNCF à RFF de terrains et propriétés bâties - très précisément rue Pitot prolongée - en vue de la construction du "futur" viaduc de Courbessac ).

De qui se moquent les décideurs de cette construction industrielle en pleine ville de NÎMES ?


(à suivre)

02.03.2007

Condamnés... Ecologiste... Déontologie...

Voici quelques mois (La GAZETTE de NÎMES n° 382), Monsieur François COMBOT au nom de l'Union des Comités de quartiers de Nîmes Métropole écrivait dans un article intitulé "Condamnés":

« L’abattage de 18 micocouliers sur l’avenue Jean Jaurès (…)
Il s’agit d’une atteinte au cadre de vie des Nîmois pour ce que représentent ces arbres et pour l’ombrage qu’ils procurent…


Accusés d'avoir inventé ces propos dans un but polémique, voici donc quelques précisions sur l'article en question



Impossible de ne pas réagir à pareil souci écologique affiché à l'égard de nos micocouliers (tout aussi respectables soient-ils) alors que, dans l'indifférence quasi générale, de graves atteintes à l'environnement, à la salubrité et à la sécurité publique se précisent en plein coeur de Nîmes : l'implantaion d'un centre de maintenance de plusieurs milliers de mètres carrés (avec lessiveuse, aire de détagage, chantier de nettoyage, etc ).

Pourtant, nous n'arrêtons pas de le dire: "Enclaver ces untés industrielles (sans espoir d'extension sérieuse) dans un quartier de ville au lieu de l'implanter à Pont de Justice/Grezan, par exemple, là où abondent d'immenses friches ferroviaires ... quel gachis d'argent public !"

Nous attendions mieux des écologistes !


Voici donc ce que, dans une note du 3 octobre 2006, nous écrivions:

Messieurs, vous vous trompez de guerre!

"Impossible pourtant d’ignorer qu’une vraie grave menace se précise sur TOUT un secteur en pleine ville de Nîmes (HOCHE SERNAM JEAN BOUIN et autres (RICHELIEU, VINCENT FAÏTA, Route d’UZES, etc.).

Impossible d’ignorer que 24h sur 24, un centre de maintenance des trains engendrera d’importantes nuisances visuelles, sonores et atmosphériques en sus d’une aggravation certaine du risque d’inondation.

Cette verrue de 700m de long sur 65 m de large va longer la rue Pitot jusqu’au parking Jules Verne et s’ajouter au futur viaduc obsolète, inutile et gaspilleur d’argent public … mais aussi générateur d’expropriations douloureuses (ce qui est bien autre chose que l’abattage de quelques arbres !).

Au faux prétexte de veiller à l’intérêt public, comment oser se réjouir et à tout le moins rester indifférent à pareille grave injure faite à notre Ville et feindre simultanément de "pleurer" sur l’abattage (si regrettable soit-il) de quelques arbres qui de toute façon seront remplacés et le lieu embelli ?

Quels sont les véritables objectifs poursuivis par l’Union des Comités de quartier ?

Pourquoi discréditer à ce point la défense de l’environnement par de telles manœuvres ?

Où sont les Nîmois qui veulent réellement faire l’effort de défendre leur ville et leur environnement, … où celui de leurs concitoyens ? Ce qui est un devoir parfaitement légitime lorsque la menace est sérieuse !"



medium_Union_des_CQ_Combot.4.jpg
Gazette de NÎMES, n° 383

Monsieur François COMBOT répondait alors (La Gazette de Nîmes n° 384):
medium_Deontologie_Combot.4.jpg


Nous n'avions alors pas pas jugé utile d'entamer une polémique qui pourrait être stérile ...

Par contre, nous sommes toujours prêts à expiquer nos positions et débattre sérieusement ...

Précisons enfin que nous ne roulons pour personne ...

29.01.2007

RENOUVELLEMENT URBAIN DU SECTEUR HOCHE-SERNAM : Un projet respectueux de l'environnement

Pour qui s’intéresse objectivement au plan d’aménagement de ce futur quartier, il apparaît clairement que ce projet vise précisément à mettre en place une configuration des lieux qui tienne compte des impératifs de sûreté hydraulique dans ce secteur particulièrement sensible aux aléas pluvieux.

medium_Schema_de_principe.3.jpgC’est ainsi qu’en matière d’écoulement de surface deux larges axes verts principaux ainsi que plusieurs axes secondaires seront dégagés en aval de l’IUFM tout au long et à l’est de la Route d’Uzès, d’une part, et, d’autre part, le long de la rue Hoche puis en aval de celle-ci.

De même, sera reconstituée, en doublement de la rue Pitot, la configuration quelque peu oubliée de la Douasse, cadereau qui, en dépit du bon sens, avait été purement et simplement comblé pour laisser la place aux emprises du chemin de fer.

medium_Plan_de_synthese.jpgEst ainsi prévue une succession de casiers de rétention et d’expansion latérale des eaux dont l’ensemble constituera une véritable coulée verte à travers le nouveau quartier.

Mais actuellement, ce projet n’envisage toujours pas de « reconstituer la jonction » de ces casiers de la rue Pitot avec le cadereau du Mas Verdier lequel, au sud des voies ferrées avait, lui aussi, été comblé par la société de chemin de fer (PLM) dans les années 1850.

Néanmoins, force est de porter au crédit du projet HOCHE SERNAM une volonté manifeste de « redistribution des écoulements qui conduira à la rétention partielle, la dissipation d’énergie et l’expansion en nappe des eaux débordées, favorable à un laminage partielle de la crue»

Et, pour tous ceux qui ont le souci de vouloir comprendre objectivement quel était le meilleur moyen d’atténuer les effets dévastateurs des inondations qui frappent de manière récurrente l’entrée nord-est de notre ville, un constat d’évidence s’impose : la mise en place prioritaire des bassins de rétention en amont, sur le cadereau d’Uzès, était urgente.

En tout état de cause, la mise en place de ces bassins de rétention ne peut que réduire significativement, puis retarder et réguler, autant que faire se peut, l’arrivée massive d’eaux de débordement du cadereau vers le goulet d’étranglement du Pont de la Route d’Uzès !

MENACE NOUVELLE SUR LE SECTEUR HOCHE SERNAM JEAN BOUIN


Au lieu de contribuer à restituer aux lieux une configuration originelle adaptée à une meilleure sûreté hydraulique, la SNCF n’hésite pas, au prétexte d’une motivation trompeuse, à ignorer la responsabilité des emprises ferroviaires dans l’aléa hydraulique du nord-est de NÎMES et à compromettre la réussite du projet HOCHE-SERNAM.

En dépit de tout bon sens la SNCF vient, en effet, d’obtenir sur une zone ferroviaire désaffectée un permis de construite - sur 5000 mètres carrés minimum de surface imperméabilisée et sur une transversale de 900 mètres longeant la rue Pitot - un centre de maintenance de trains avec station de lavage-détagage, remisage des TER régionaux et autres, etc.

Pire encore, la SNCF, non contente d’augmenter fortement les surfaces imperméabilisées sans prévoir de capacité suffisante en bassins de rétention, projette purement et simplement de rejeter les eaux pluviales de toute cette zone dans le cadereau d'Uzès lequel est indiscutablement de l’aveu même de la SAUR, « en mauvais état (fissuré et éboulé) et saturé d'hydrocarbures »

EN CONCLUSION

Pourquoi pareille menace sur la sécurité, la salubrité et l'hygiène de tout un secteur de NÎMES intéresse-elle si peu ? Serait-ce une question de géographie sociale, économique, ... ? Où indifférence et mépris pour des quartiers populaires ?

Ne serait-ce pas l’impossibilité d’imposer un minimum de respect de l’environnement à la SNCF qui fait ce qu’elle veut, quand elle le veut et, où elle le veut ?

Pourtant la restitution à la collectivité d'espaces conséquents le long de la rue Pitot permettrait un élargissement vraiment significatif de cette coulée verte de rétention d'eaux pluviales excédentaires. Ce qui protégerait efficacement et durablement TOUT UN SECTEUR de NÎMES inondé de manière récurrente à chaque gros orage qui s’abat sur la Ville.

De plus, la construction de ces installations industrielles au Pont de Justice permettrait d’une part, de ne pas compromettre une mise en place réussie du projet HOCHE SERNAM, et, d’autre part, la création au Pont de Justice/Grézan d’une plateforme multimodale logistique réellement porteuse d’avenir pour la SNCF et tous les Nîmois.

Sans parler du projet de voie 104 alternatif au viaduc Jean Bouin sur lequel la SNCF et autres décideurs, en autistes délibérés, s’obstinent à ne pas vouloir entendre parler … et encore moins, "s’abaisser" ne serait-ce qu’à en débattre …

Enfin, pourquoi, ce que la SNCF, RFF et les élus locaux réussissent en ARLES ou encore envisagent à ALES ne serait pas possible sur NÎMES ? Pourquoi ?