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20.11.2006

SUR L’ALEA HYDRAULIQUE A L’ENTREE NORD-EST DE NIMES (Route d’Uzès et cadereau d’Uzès)

Spectateurs et observateurs obligés des inondations qui ont frappé le secteur de la Route d’Uzès, nous ne pouvons que rester dubitatifs en lisant et entendant sans cesse que toute prévention des inondations doive systématiquement passer par l’aval … Et que, par exemple, il était stupide d’avoir, en priorité, construit des bassins de rétention en amont de la ville, etc. Est-ce si simple ?

Nous sommes d’autant plus perplexes que ces théories générales et apparemment « logiques » ne nous semblent pas coller tout à fait à la réalité du secteur de la Route d’Uzès. Celles-ci éludent en effet (pourquoi ?) un facteur essentiel aggravant de ces inondations, à savoir le double barrage hydraulique quasiment infranchissable, constitué par :

- le talus de la voie ferrée Alès-Nimes et son goulet d’étranglement du Pont de la Route d’Uzès
- l’immense emprise ferroviaire qui va du SERNAM à Courbessac en passant par Jean Bouin

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A ceci s’ajoutent le comblement du cadereau de la Douasse ainsi que celui du cadereau du Mas verdier pour laisser la place aux emprises du chemin de fer

medium_Cadereaux_2.4.jpg En vérité, lors des inondations de septembre 2005, les bassins de rétention (fortement critiqués) construits en amont du cadereau d’Uzès n’ont pas été inutiles …

10.11.2006

Viaduc et Centre de maintenance: une vilaine "embrouille"... qui ne doit pas laisser indifférent !

Pourquoi à la SNCF et RFF certains s’obstinent-ils à ignorer :

- Que l’emprise ferroviaire SERNAM/Jean Bouin qui est déjà, depuis sa création, un facteur aggravant des inondations frappant ce secteur, ne peut sérieusement abriter un centre de maintenance (atelier + lessiveuse + centre de détagage + zone de garage des trains, etc.) lequel, outre qu’il constituerait une verrue aux portes du cœur de ville, ne ferait qu’amplifier ces inondations en créant encore plus de surfaces imperméabilisées ?

- Que le cadereau d’Uzès qui est, de l’aveu de la SAUR, «en mauvais état (réseau fissuré et éboulé) et saturé d’hydrocarbures » ne pourra pas accueillir sans danger supplémentaire les eaux pluviales excédentaires qui balaieront toutes les installations du centre de maintenance ?

- Qu’il est parfaitement possible de construire au Pont de Justice l’atelier de maintenance des TER (thermiques et électriques) ainsi que la grande lessiveuse qui fonctionneront 24h sur 24. Et cela sans être, comme à Jean Bouin/SERNAM, à moins de 100 m des habitations existantes et à venir ?

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Pourquoi la SNCF et RFF cachent-ils qu’un faisceau de voies de service (104, 106 et autres) relie le Dépôt Pierre Semard à Courbessac/Pont de Justice, indépendamment des voies principales Sète Tarascon Sète ? Et qu’en vérité, les liaisons ferroviaires de service entre le dépôt et Courbessac/Pont de Justice s’effectuent autrement que par les voies principales Sète Tarascon Sète ?

Sinon, quel serait l’intérêt de faire croire sur les plans accompagnant le projet de viaduc de "Courbessac " - que des tronçons de voies de service 104 et 106 ne sont pas raccordés entre eux et, qu’à tout le moins, des modifications de tracés s’imposent alors que la configuration projetée existe déjà depuis … "longtemps" ?

Ou encore, quel serait l’intérêt d’avoir produit dans le dossier de permis de construire du centre de maintenance pour TER, un plan de masse ignorant que ces tronçons sont raccordés depuis longtemps et que les voies 104 et 106 sont donc utilisées en permanence par les circulations de service ?

Et que ces voies sont empruntées … par de nombreux TER Nîmes Alès Nîmes … Ce qui élimine notamment cet inconvénient majeur constamment avancé par les tenants obstinés du viaduc: le « cisaillement de la Voie principale Tarascon Sète »
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N’est-ce pas, simplement, pour écarter toute idée de solution alternative au viaduc qui serait basée sur l’utilisation de la voie dite 104 et constituerait ainsi une solution très économique ?

En effet, une utilisation fonctionnelle de la VOIE 104 permettrait :

- une réduction de 6 minutes de la durée du trajet Nîmes Alès et une opportunité de haltes minutes au Pont de l’Observance, à Jean Bouin, à Serre Paradis
- la possibilité de ne plus passer obligatoirement par Nîmes Feuchères pour prendre ou quitter les TER Nîmes Alès Nîmes
- etc.

N’y a-t-il pas là de quoi interpeller les vrais défenseurs de l’environnement et des deniers publics ?

Mais, curieusement tout ceci indiffère …

31.10.2006

Histoire de cadereaux

HISTOIRE DE CADEREAUX

Jusqu’en 1884, la rue Pitot s’appelait « chemin de la Douasse »

Il s’agissait d’un chemin qui longeait un lit de ruisseau quasiment toujours à sec (cadereau) et qui, par temps d’orage, recueillait les eaux pluviales en provenance du Serre Cavalier ainsi que du chemin de Tacat (ancienne appellation de la rue Jean Bouin).

Ce dernier chemin qui reliait autrefois le chemin d’Uzès à celui d’Avignon a vu son tracé réduit et modifié dans les années 1830 par l’implantation des voies ferrées.

Par temps d’orage, la Douasse recevait une grande quantité d’eau et se déversait d’une part dans le cadereau d’Uzès à la hauteur de l’ancienne zone de fret et les entrepôts désaffectés du SERNAM et, d’autre part, dans un cadereau longeant le chemin de Tacat passant au lieu dit « Pont du Diable » en direction du chemin bas d’Avignon par l’actuelle rue Vignaud.

Le cadereau d’Uzès longeait l’actuelle la route d’Uzès, passait à ciel ouvert sur l’emprise de l’IUFM actuel (ex-école normale d’instituteurs) puis du Parc d’Artillerie et de l’ancien Champ de Mars (gare de marchandises/SERNAM). Il débouchait entre la rue Sully et l’entrée du dépôt Pierre Semard à hauteur d’un grand lavoir aujourd’hui disparu

Le cadereau d’Uzès a été complètement recouvert depuis la rue du Jeu de boules/rue Van Dick

L’ambition du projet HOCHE–SERNAM serait de reconstituer en partie cette configuration des lieux en prévoyant la création le long de la rue Pitot d’une coulée verte de rétention et d’écoulement d’eau qui protègera beaucoup mieux les secteurs Richelieu/Sully/Vincent Faïta et les quartiers du Centre-ville.

Malheureusement, une aggravation inéluctable de ces inondations guette TOUT CE SECTEUR DE NIMES :
un centre de maintenance de trains avec sa station de lavage, détagage programmée sur 5 000 mètres carrées de surface impermébilisée et le rejet des eaux pluviales dans le cadereau d'Uzès lequel est fissuré, éboulé en certains endroits et saturé d'hydrocarbures

Pourquoi pareille menace sur la sécurité, la salubrité et l'hygiène de tout un secteur de Nîmes intéresse-elle si peu ? Serait-ce une question de géographie sociale, économique, ... ? Où quoi d'autre encore ?

Pourtant le report de ces installations industrielelles au Pont de Justice et la libération d'espaces conséquents le long de la rue Pitot permettrait un élargissement vraiement significatif de cette coulée verte de rétention d'eaux pluviales.

Ce qui protégerait efficacement et durablement TOUT UN SECTEUR de Nîmes inondé de manière récurrente à chaque gros orage qui s’abat sur la Ville.