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10.11.2009

L'enquête publique " viaduc de Courbessac", décidément une inadmissible supercherie.

Autre aberration : le dossier d'enquête publique  viaduc de Courbessac a "oublié" de prévoir un système de gestion des circulations ferroviaires en entrées/sorties de l'ouvrage envisagé.

La prévision d'un tel système - et bien évidemment son coût estimatif - s'avérait pourtant indissolublement lié à l'exploitation de ce viaduc ferroviaire.

Voici pourquoi :

-      ce viaduc - à voie unique - n'arrivera qu'à 950m de la  gare de Nîmes Feuchères et, par suite, un tronçon de voie ferrée principale (voie 1) sera obligatoirement parcouru à contresens par les TER à destination d'Alès. (entre le Pont de l'Observance et la Gare de Nîmes Feuchères). D'ou obligation impérative d'un système de gestion des circulations à contresens !

-      pour des raisons techniques et d'économie, une des voies actuelles et directes entre Alès/Courbessac/Manduel sera inutilement détruite, tandis que l'autre sera reconfigurée en milieu de plate-forme. Cette nouvelle voie unique, faute d'aménagements adéquats, ne sera dédiée qu'à un seul train de fret (de nuit) et, en tout cas, dépourvue elle aussi de tout système de gestion du trafic ... Sauf au prix d''appareils de voies supplémentaires et d'une augmentation déraisonnable du nombre de TER.

En effet, des TER différents seraient forcés de relier séparément (viaduc obligerait) d'une part, Alès à Nîmes-Feuchères et, d'autre part, Alès au futur contournement de Nîmes, voire directement Montpellier TGV Odysseum. Et cela plus que jamais, dans cette hypothèse - si le viaduc était construit - que la gare de Manduel TGV/TER soit reportée aux calendes grecques ... autrement jamais.

Mais pour faire aboutir ce projet plus que calamiteux, que ne ferait-on pas !

 

09.11.2009

Viaduc de Courbessac – Risques hydrauliques et géologiques illégalement négligés dans le dossier d’enquête publique

Alors que l'enquête publique (menée en 1995, voici près de 15 ans !) devait impérativement analyser les « effets directs et indirects, temporaires et permanents du projet sur l'environnement » force est de constater  l'absence inadmissible d'étude d'impact et de mesures concrètes en matière:

-      de risques notoires d'inondation au cœur même d'une zone fortement soumise à cet aléa (manquement d'autant plus rédhibitoire et illicite que le raccordement projeté développera au cœur même d'une zone inondable, 8 000 m2 de tablier imperméabilisé et en déclivité vers le Boulevard Talabot

-      des risques géologiques et hydrogéologiques engendrés par le creusement en site urbain (colline de Serre Cavalier)  d'une tranchée de 160 mètres de long dans du calcaire rocheux compact.

-      des rampes d'accès pleines sur le passage obligé des eaux pluviales superficielles

Pourquoi cette lourde "négligence" ?

Tout simplement pour masquer le véritable coût du viaduc de Courbessac aux yeux des décideurs institutionnels et des « gogos » que nous sommes sensés être ...

 

06.11.2009

Le viaduc de Courbessac, un iceberg dont il est très difficile de connaître au moins le coût prévisible de sa partie émergée (44,8 M€ !)

L'opération dite « viaduc de Courbessac » (déclarée ... urgente en 1995 ...mais qui attendait d'être réalisée depuis près de 15 ans !) est sur le point de prendre forme.

En violation particulièrement flagrante des règles du droit et sous un voile plus que jamais opaque se dissimule en vérité un projet de plus en plus obsolète et source d'une intolérable gabegie des deniers publics.

Dans l'indifférence quasi générale, presque personne ne veut prendre conscience que, pour réduire au minimum le coût prévisionnel de l'opération Courbessac et la justifier aux yeux du public et des collectivités, le dossier d'enquête publique (datant de 1995) a multiplié les non dits et les contre-vérités (dénoncés depuis 2005 par Nîmes Action)

Force est de constater qu'actuellement, au prétexte d'une prétendue « phase 2 de l'opération Courbessac » (qui n'est rien d'autre qu'une rallonge financière destinée à prévenir - trop tard - les risques hydrauliques et géologiques illicitement éludés lors de l'enquête publique), une obscure convention, dont "on" se garde bien de faire la publicité, va ajouter subrepticement un coût supplémentaire de 8,8 millions d'euros

Sans compter d'autres dépenses importantes - dont personne ne connaît le montant - pourtant indissociablement liées au projet viaduc et qui de ce fait, au titre de l'enquête publique préalable, auraient dû impérativement et en toute transparence faire l'objet d'un coût prévisionnel.

Il s'agit, par exemple, de l'indispensable mise en place de systèmes de signalisation et de gestion du trafic aux entrées/sorties du viaduc (en amont du poste 4) vers Nîmes Feuchères et/ou vers Courbessac (poste3) sur la seule voie restante (destinée au fret).

Autrement dit, pour faire simple et à titre de comparaison, tout se passe comme si, lors d'une enquête publique préalable à une DUP routière, l'on envisageait "ingénument" de construire un tronçon d'autoroute sans prévoir, ni budgéter, les bretelles d'accès et de sorties indissolublement liées à ce type de projet.

Tout cela, pour tenter d'en dissimuler le coût prévisible !

Au final, alors que son montant actualisé devrait s'élever en tout et pour tout à 17 M€, ce sempiternel raccordement (s'il était réalisé) coûtera au moins 44,8 M€ ... pour la seule partie émergée de l'iceberg !

A suivre ...